Point de vue - partie

Envoyé par Original Sin 
Point de vue - partie lundi 18 avril 2016 00:10:15
Voici le début de la partie de point de vue.
L'ordre des joueurs a été tiré au sort. Pour certains posts, je n'étais pas certain de savoir si c'était une inscription ou pas alors j'ai pu me tromper, si c'est le cas, merci de me le rectifier vite fait pour que j'adapte :D


Sinon en règles à retenir :

- écrire à la première personne
- possibilité d'écrire des évènements antérieurs ou postérieurs au cadre défini par les joueurs précédents, mais sans la possibilité d'inclure des personnages déjà joué dans des cadres où ils ne se sont pas eux même placés. Un personnage joué devient figé.
- On ne développe pas d'autres personnages que le sien. Mais on peut spéculer sur les autres du point de vue de son propre personnage.


Ensuite, voilà l'ordre :


1. Syca
2. Slipatrou
3. ori
4. vd22
5. Slather
6. Faytoto
7. Bousti
8. RogerLamer
9. MilkaFun
10. Bekvothien
11. SpiralPad
12. Aza

Modifié 1 fois. Dernière modification le 18/04/16 00:14 par Original Sin.
Re: Point de vue - partie lundi 18 avril 2016 10:51:04
Question : on peut commenter ou demander à ce que le post évolue légèrement, ou le topic est exclusivement dédié aux posts ? Je confirme que c'était une inscription pour ma part sinon, ce me semble être une super idée !
Re: Point de vue - partie lundi 18 avril 2016 11:17:37
On peut commenter :-)
( par contre il faudrait peut être mettre des balises spoiler pour tous les posts non texte une fois que ca aura commencé histoire de pas devoir chercher )
Re: Point de vue - partie lundi 2 mai 2016 04:28:19
Oops --> Hum, je me suis aperçu en collant les parties entre elles qu'il manquait des morceaux de récit, je mets déjà une énumération pour que vous ayez la structure et les noms, je vais essayer de corriger ça. Pro tip : n'écrivez jamais un texte sur un téléphone portable.

Le voyage

Il est cinq heures du matin, et déjà les oiseaux pépient : pas de repos pour les chanteurs des cieux. Eh bien, je ne me connaissais pas ce lyrisme. Probablement la fatigue, mêlée à l’émerveillement latent du voyage. J’avoue avoir douté, au début, quand Mathieu et Camille ont émis l’idée, douté des capacités de six à-peine-adultes à se défaire de la gangue de bien-être douillet et monotone dans laquelle nous avons grandi. Sans pour autant nous y épanouir. Nous découvrions alors un monde étrange, qu’une vie ne suffirait pas à explorer : celui de l’insertion définitive dans la société. Devenir un rouage de la machine, prendre sa place dans le puzzle de la vie et n’en plus bouger ; copie qu’on forme. Nous étions donc six, rapprochés par rien de plus qu’un malaise ténu à cette idée pas encore exprimée. Je me demande encore s’ils ressentaient exactement la même chose que moi. Toujours est-il que, pour échapper à ce sentiment d’étouffement, pour se forger une existence par l’expérience, pour simplement s’évader, nous possédions chacun une raison de repousser l’échéance. Je voulais alors sortir de ma zone de confort ; je pense que je fantasmais une quête initiatique, une quelconque illumination qui m’aurait débarrassé de ce désagréable sentiment de vacuité. C’était une pensée stupide mais, encore aujourd’hui, je la considère avec une certaine affection. Quoi qu’il en soit, nous nous sommes accordés sur les modalités de l’expérience : décrire une boucle à travers l’Europe, avec un minimum de moyens – nous ne pouvions nous permettre plus, de toute façon – et de préférence sans contact avec l’extérieur, même si les circonstances nous y forcèrent. Ayant enfin un but, nous voulions un trajet exhaustif et avons passé des heures à ajouter des items à une liste qui ne se réduisait jamais. Abe, pragmatique, a fini par trancher : les limites que nous allions nous imposer n’étaient pas dues à une impossibilité matérielle, et chercher à tout voir, tout faire, d’un seul périple, si long fut-il, était symptomatique de l’état d’esprit que je cherchais à fuir – condescendance de la conscience persuadée d’être hors norme !

Contrairement à mes compagnons, je dois avouer être incapable d'exprimer mes ressentis face aux paysages et aux merveilles croisés en chemin. Toutefois, je pense pouvoir dire le sentiment d'impuissance qui m'a saisi lorsque, au beau milieu de l'Italie, Aude a été appelée en urgence au chevet de son père malade, nous laissant diminués. La correspondance téléphonique que l'on a ensuite maintenu avec elle nous a laissé des relents amers.
Je pense pouvoir décrire la sérénité des paresseux valons du Tyrol autrichien, sans secret aucun pour Aurelio, notre guide.
Je pense être en mesure de restituer cette mentalité allemande que les français envient et rejettent à la fois, au travers des anecdotes de Julia la logeuse.
Je pense être capable de rendre justice à Henrik et aux siens, suédois gaillard dont le foyer est aussi chaud que son pays est rude.
Je pense posséder les mots pour qualifier les landes écossaises, et l'hospitalité de Douglas, grand familier des Highlands nous ayant pourtant raccompagné jusqu'en France, hors de son territoire.

Et me voilà, de retour dans ma bulle, en train d'écouter de la musique, comme si rien ne s'était passé. À t'écrire ces mots sans but aucun, avec une seule certitude au cœur : c'était la chose à faire.

Sincèrement tien,
Vincent.

Modifié 1 fois. Dernière modification le 02/05/16 04:39 par Sycareus.
Re: Point de vue - partie lundi 2 mai 2016 13:40:40
Modifié 1 fois. Dernière modification le 12/05/16 12:03 par RogerLAmer.
Re: Point de vue - partie lundi 9 mai 2016 20:31:56
Il est cinq heures du matin, et déjà je pépie dans mon immense volière. C'est ainsi tous les matins. Quand le soleil de lève, je chante avec mes amis. Vincent vient alors nous nourrir.

L'homme est comme une plante. Ses racines poussent, l'empêchant de se déplacer.

Un jour, Mathieu et Camille sont venus voir Vincent. Ils ont beaucoup parlé. Il avait l'air très surpris et dérouté. Quelques semaines après, il a fait ses valises, nous a mis dans d’étroites cages en fer forgées, et nous étions partis avec ses amis pour un tour d'Europe.

D'un coup, il n'avait plus aucune racine. Ironie du sort. Moi, oiseau migrateur en captivité, migrer non pas de mon plein gré mais emmené par les envies de mon maitre. Mon premier voyage, mené et décidé par Vincent.

Notre maitre nous laissait voler dès que nous nous arrêtions, car il ne supportait pas de nous voir enfermés dans de si petites cages. Il se plaisait à nous exhiber devant ses amis impressionnés par son emprise sur nous, oiseaux dominés, appartenant à l’origine, aux cieux.

Jamais je n'avais vu autant de paysages différents.
Nous avons rencontré beaucoup de personnes en chemin. Je serai bien incapable de tous les citer. Je me souviens d'Aurelio, fasciné par notre taille, ailes déployées. Il nous observait et nous croquait dès que Vincent nous laissait voler.
Aude faisait partie du groupe de départ, censé être présente du début à la fin du voyage. Je ne l'avais jamais rencontrée auparavant. Elle n'était jamais venue chez Vincent. Peut-être était-elle proche de Camille ou Mathieu, initiateurs de ce long voyage. Grande amie des animaux, elle aidait Vincent à nous soigner. Elle était particulièrement tournée vers sa famille, et est immédiatement partie retrouver son père quand elle apprit que sa maladie s'était empirée.
Certains hôtes tels que Douglas ou Henrik appréciaient notre présence, à l'inverse de Julia, qui ne se sentait bien que lorsque nos cages étaient installées au fond de son jardin. Nous ressentions l'aversion quelle approuvait à notre vue, et ni elle ni nous n'étions à l'aise en la présence de l'autre.
Durant le périple, le froid de Suède et son âge avancé auront eu raison du plus vieil oiseau de notre volière. Vincent fut terriblement affecté, ajouté au fait que suite à la maladie de son père, Aude s'était considérablement renfermée sur elle-même, bien que nous lui téléphonions régulièrement. Ces évènements lui laissèrent des relents amers.

Et le voilà, de retour dans sa bulle, en train d'écouter de la musique, comme si rien ne s'était passé. Il est sûr que ce voyage était la chose à faire. Peut-être a-t-il découvert de nouvelles façons de vivre. Bien au chaud dans son cocon, il écrit de nouveau des lettres à son ami d'enfance, parti vivre loin de là. Dans ma volière, je l’observe et regrette ces instants de liberté dans ces endroits à la fois inconnus et envoûtants.
Re: Point de vue - partie mardi 10 mai 2016 21:51:33


Mon très cher Vincent,

J'ai eu peine à dissimuler la joie qui m'a saisi le cœur en recevant et en lisant ta lettre. Par empathie, l'infirmière qui me l'a remise en a même versé une larme. Il faut avouer qu' hormis le récit de tes aventures, je reçois assez peu de courrier en provenance d' Europe et c'est toujours un réel plaisir.

Évidemment, comme de coutume, je n'ai pas eu l'original et j'ai du m'y reprendre à plusieurs fois pour décrypter certains passages, mal passés à la numérisation. On ne peut pas dire que tu te sois considérablement amélioré niveau de la qualité d'écriture mon pauvre.

J'ose espérer que lorsque tu seras de retour en ton foyer, tu ne mettras pas trop longtemps à transférer les photos de ton périple que tu n'as, je l'espère pas manqué de prendre tout au long de celui-ci. Il me tarde de découvrir, ne fut ce qu'en images, les merveilles que tes rétines auront jugées dignes d'être capturées.

Je suis persuadé que lors de votre passage à Pise, Mathieu n'aura pas manqué de réclamer un cliché de lui, portant avec vaillance et fougue la tour penchée. Et je pouffe d'avance en imaginant ce que Camille, la miss perversion de votre groupe aura eu comme idée forcément phallique pour sa propre photo. Je serais extrêmement déçu qu'elle n'y ait pas pensé.

Les images de l' Autriche devraient également être mémorable. Et puis, tu n'as pas mentionné les jumeaux dans ton courrier, ils ont forcément dû profiter à fond de cette étape. Quand on voit la quantité de bière que ces deux là avaient englouti l'automne dernier, lorsqu'ils n'avaient rien trouvé de mieux à faire que de fuguer pour se rendre à Munich pour célébrer dignement l' oktoberfest. Ils ont du apprécier de retrouver des terres Germaines.

Vous avez en tout cas manifestement rencontré des personnes fantastiques. Il est triste qu' Aude n'ait pas pu en profiter jusqu'au bout, mais je suis bien placé pour savoir que les impératifs de santé peuvent facilement prendre le dessus.

A ce propos ... quand tu rentreras chez toi, tu trouveras une lettre de ma clinique. Ce ne sera pas la peine de venir jusqu'à Tel-Aviv, les résultats sont formels. Ta moelle osseuse n'est pas compatible pour un don. Malgré tout je te suis infiniment reconnaissant. J'en ai eu les larmes aux yeux lorsque j'ai su que tu avais fait les tests.

Pour autant, je ne désespère pas. Je suis sûr qu'un jour, un miracle arrivera. Et lorsque j'aurai moi aussi un système immunitaire, je quitterai cette cage en verre et je serai des vôtres pour un prochain voyage.

Bien à toi,
David.


Modifié 1 fois. Dernière modification le 10/05/16 21:54 par Original Sin.
Re: Point de vue - partie jeudi 12 mai 2016 00:25:38

"Cela fait maintenant une semaine. Une semaine depuis mon départ de la maison. Je ne m'inquiète pas trop, enfin, je pense. Tout devrait bien se passer, le chien monte la garde. Haaa oui, il me manque mon petit Soleil, ce petit Labrador illuminant mes journées lorsque je rentre épuisé de mes astreintes. A me faire la fête ainsi, ne plus me lâcher une fois arrivé au jardin, son énergie me revigore, me redonne courage. Et puis bon, il y a Marie, elle doit bien s'en occuper non ? Ma chère Marie... heureusement que je l'ai, que ferais-je sans elle ? Qu'aurais-je fait sans elle ? Je lui doit tout, ma jeunesse, mon présent, mon futur, et la vie.

Tout va bien là-bas n'est-ce pas ? Il faut dire, ça a dû les inquiéter cette histoire, partir comme ça, du jour au lendemain, prendre l'avion, traverser les villages, les villes, les pays. Cela devait être épuisant. Enfin je dis ça, c'est surtout parce que je suis toujours fatigué en ce moment. Il faut dire, après tout ce qui s'est passé, il est normal que je me repose non ? J'ai dû vous inquiéter, je le sais. Je me sens coupable, coupable de trop me reposer sur vous, sur tout le monde en fait. Et là tu vas me dire "pas du tout". Je sais, c'est normal de penser comme ça, nous autres humains n’aimons pas trop recevoir sans arrêt l'aide des autres, mais des fois, c'est nécessaire n'est-ce-pas ?

Quand bien même, c'était une merveilleuse idée ce voyage ! Le premier pays était l'Italie c'est ça ? Rien que d'y penser me remémore tellement de souvenirs : Rome, ville antique et ville moderne, se retrouver, au beau milieu de la ville, face au Colisée, titan parmi les titans. La fontaine de Trévi, déversant une eau si claire et limpide que l'on penserai réellement que le Dieu Neptune en est à l'oeuvre. Naples, ville des pizzas, je n'ai jamais été aussi heureux de manger une Margherita, aussi simple soit-elle. J'arriverai presque à me rappeler de son goût, si unique. Mais il faut dire, certaines rues entassaient tellement d'ordures, une bonne partie de la ville était à éviter, c'est dommage. Mais bon, tout s'est rattrapé avec Pompéi, ville à l'Histoire mythique. Nous traversions les rues, visitions des maisons et apprenions l'histoire de ses habitants, figés par la farce du temps. Pise était la dernière destination. La tour penchée s'accordait parfaitement au paysage. Ou bien étais-ce plutôt le paysage qui s'accordait avec elle ? Bah, laissons cette question de côté, je te cause déjà assez de problèmes avec toutes ces histoires...

Il n'empêche, la vue est belle d'ici tu ne trouves pas ? Avoir la chance, si je peux appeler ça de la chance, d'avoir une telle vue. Je ne m'en lasse pas. Après tout, c'est bien la seule chose que je puisse faire jusqu'à maintenant. Je peine encore à manger, les aliments n'ont plus le même goût depuis, mais je me force, c'est pour mon bien, votre bien. Une fois rentré, je vous laisserai vous reposer, comptez sur moi ! Vous l'aurez bien mérité, et puis, j'ai besoin de m'excuser auprès de toi, de t'avoir fait manquer une si belle opportunité de vacances.
Une semaine est déjà passée, je devrai être de retour d'ici quelque jours, d'ici là, ne vous inquiétez pas plus pour moi, tout se passe bien, tout ira bien.

Bon, je ne vais tout de même pas te garder ici trop longtemps, tu dois aussi de reposer je pense.
Merci d'être présente pour moi, Aude."

Modifié 2 fois. Dernière modification le 12/05/16 15:45 par Vd22.
Re: Point de vue - partie jeudi 12 mai 2016 12:07:25
Modifié 1 fois. Dernière modification le 12/05/16 12:08 par RogerLAmer.
Re: Point de vue - partie jeudi 12 mai 2016 15:26:16
Modifié 1 fois. Dernière modification le 12/05/16 15:26 par MilkaFun.
Re: Point de vue - partie jeudi 12 mai 2016 15:43:20
Modifié 1 fois. Dernière modification le 12/05/16 15:44 par Vd22.
Re: Point de vue - partie jeudi 12 mai 2016 15:44:11
Modifié 1 fois. Dernière modification le 12/05/16 15:45 par SpiralPad.
Re: Point de vue - partie jeudi 12 mai 2016 15:51:18
Modifié 1 fois. Dernière modification le 12/05/16 15:54 par Vd22.
Re: Point de vue - partie jeudi 12 mai 2016 15:54:01
Modifié 1 fois. Dernière modification le 12/05/16 15:55 par Vd22.
Re: Point de vue - partie jeudi 12 mai 2016 16:05:47
Modifié 1 fois. Dernière modification le 12/05/16 16:07 par Vd22.
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