Sexe : parler, partager, témoigner, ça a du bon ?

Envoyé par Slipatrou 
Comme vous le savez, je suis en train de m'investir à fond sur tout ce qui touche à la sexualité. J'écoute l'Emifion, l'Emimission, je me suis abonnée à Causette, je vais rencontrer Dr Kpote et Monsieur Q, je vais être interviewée ce midi pour RFI et son émission "Le monde nous appartient" et je tente désespéramment de m'incruster sur des plateaux d'émissions et de participer à "Cher Corps" de Léa Bordier.
J'ai mis en image mon témoignage qui a été relayé sur internet, et pas mal de choses sont en train de sortir.

Mais hier soir, en prévenant mes parents que l'interview avait été décalé, mon père a éclaté, et ma mère a suivi.
"Tu ne connais pas les journalistes, si ça se trouve c'est un canular, ils sont là pour te faire parler de choses intimes, c'est pas sain" etc. Ils étaient persuadés que j'étais victime d'un montage, et que j'allais révéler au grand jour -sans conscience de mon acte- tout ce qui me touchait par rapport à la sexualité et le genre.

J'ai conscience de ce que je vais faire et dire, et si je le fais, c'est que j'en ai envie. Mais quand ma mère m'a dit "la sexualité, c'est la chose la plus intime qui soit, si tu en parles, il ne te restera plus rien", j'ai tiqué. Me dire ça la veille d'un interview pour lequel je suis super enthousiaste, c'est un peu un coup de couteau dans le dos.

Énorme conflit entre mes parents et moi, mes intérêts et ce qui me touche. Je pensais que c'était un acte courageux et altruiste de ma part que de partager mes expériences à propos de la sexualité, du genre, etc, tout simplement parce qu'il y a quelques années, ça m'aurait tellement aidé de savoir qu'on pouvait en parler librement !

Jusqu'à hier j'avais hâte de faire cet interview, hâte que mes parents et me proches l'écoutent, qu'ils apprennent (sans s’apitoyer, mais plutôt pour comprendre) ce que j'ai vécu : le fait que j'ai été abusée sexuellement, qu'à un moment je voulais vraiment faire une opération de changement de sexe, que je suis atteinte d'une maladie gynécologique et que du coup quand je dis que je ne peux pas faire telle ou telle chose (genre du vélo, etc) ce n'est pas un caprice, mais une vraie maladie qui porte un nom et qui m'handicape... Enfin bref, autant de choses que mes proches ne savent pas et que je garde pour moi.

Du coup je suis en plein questionnement : dans quelle mesure êtes-vous prêt à parler de votre sexualité, ou autres choses intimes ? Est-ce que parfois entendre des témoignages, discuter de ces sujets ouvertement peut aider ?
Ou tout simplement, seriez-vous prêts à participer à des émissions dans ce genre, à en écouter ?
Qu'est ce que ça peut vous apporter de parler de tout cela ?

Ma dispute d'hier soir avec mes parents s'est terminée par ma mère "de toute façon, aujourd'hui on ne parle plus que de cul c'est malsain". Vous pensez la même chose qu'elle ?

J'ai été éduquée par des parents qui me parlaient vraiment peu de sexualité, j'ai toujours tout gardé pour moi et à chaque fois que j'essayais d'en parler on m'a claqué les portes au nez. Ce n'est qu'aujourd'hui (et j'ai 19 ans) que je découvre des émissions qui en parlent. C'est tard, trop tard, même, mais est-ce que vous en suivez ? Quand avez-vous commencé à parler de cul autour de vous ? Avec qui ?

On m'a toujours dit que la sexualité c'était honteux, mauvais. J'étais convaincue que me masturber c'était une maladie, que je m'enfonçais dedans. Tout simplement parce que je n'ai pas eu d'éducation sexuelle ! Est-ce que vous avez été mieux éduqué que moi là dessus ? Est-ce que vous en parliez librement ? Comment est-ce que vous vous renseigniez sur le sujet ?

Je suis vraiment désolée pour ce premier post à rallonge, mais depuis que je travaille là dessus, je me rends compte de tout ce qu'il y a dire, de toutes les éducations reçues, de toutes les questions à poser... C'est un sujet tellement riche ! :D
​Post à rallonge en effet, mais sujet très intéressant.

Un petit mot quant à ton cas personnel, sachant que je ne suis pas tes parents et n'ai donc pas une autorité quelconque sur toi. Pour moi, tant que tu juges que cela t'est bénéfique d'en parler, parles-en. Tant que tu juges que cela peut être bénéfique pour d'autres, parles-en. C'est aussi simple que ça.
Les reproches et les réserves qu'ont tes parents ne les concernent finalement qu'assez peu : c'est de ta vie dont il s'agit, et si tu as envie de partager ton vécu, tu es libre de le faire. Peut-être sont-ils angoissés en effet par des potentiels retours négatifs ou des désillusions pour toi, ou par l'éventuelle image que leurs connaissances pourraient avoir de toi ou que sais-je, et donc jugent préférable pour toi de ne rien faire. Je pense juste qu'ils s'inquiètent pour toi donc. Mais c'est à toi de juger le pour et le contre de ta conduite, et de faire ce choix.

Au niveau de mon expérience personnelle, j'ai finalement assez peu parlé de sexualité avec mes parents. Alors oui, j'ai conscience que c'est moins difficile pour moi que pour d'autres : j'ai jamais douté de mon hétérosexualité, et n'ai pas traversé les périodes de doute que certains ici ont enduré.
Mais en tout cas, à l'adolescence, je me souviens que j'écoutais le soir des émissions à la con sur Fun Radio ou équivalent, justement parce qu'ils abordaient librement des thèmes touchant à la sexualité, que je ne pouvais/voulais pas aborder avec mes parents.
Et même si les émissions que tu comptes faire sont bien plus sérieuses que celles-ci, je sais que j'avais déjà compris/appris quelques trucs grâce à ces écoutes nocturnes.
Donc oui, je pense que ce genre d'émission peut servir, et même si je ne juge plus utile d'en écouter pour ma part (dans le sens : pour en apprendre sur moi-même), nul doute que cela servira à d'autres.

Sinon, en dehors de ces émissions, j'en discutais aussi entre copains. D'ailleurs, davantage avec des copines pour être honnête, à partir du lycée je dirais. Notamment pour comprendre leur point de vue sur la sexualité (l'orgasme féminin, les zones érogènes, etc).
Encore maintenant, même si c'est plus rare je dois l'admettre, je ne rechigne pas du tout à parler de sexualité avec des amis, le plus souvent dans un but constructif que pour des anecdotes salaces. En tout cas, c'est sans doute ainsi que j'ai le plus appris (en excluant les "travaux pratiques" disons).

Après, l'époque a légèrement changé depuis les années où moi j'étais ado. Désormais, c'est beaucoup plus facile - presque un réflexe - de se renseigner sur internet, y a des sites très bien faits, des communautés, etc. C'est un plus je pense, même si j'ai toujours trouvé qu'un contact direct, en parler avec un ami qui nous comprend et ne nous juge pas, est peut-être le plus simple.

Que dire d'autre ? Que oui, on parle assurément davantage de sexualité maintenant qu'il y a 20 ans par exemple. Mais de là à dire qu'on ne parle que de ça, ça me semble exagéré. Mais la sexualité est l'un des mécanismes permettant d'accéder à une vie épanouie (ce n'est pas le seul heureusement), et donc je trouve plutôt sain qu'il n'y ait plus cette chape de plomb au-dessus de ce sujet...
Citation
Slipatrou
J'étais convaincue que me masturber c'était une maladie, que je m'enfonçais dedans.

:D

Sinon plus sérieusement, tes parents sont comme tous les parents: absolument pas objectifs lorsqu'il s'agit de leur(s) progéniture(s). Et un peu cons, il faut l'admettre.
En plus ils ont l'air coincé et vieux jeu, mais ça m'étonnerait qu'ils n'aient pas pris un peu de plaisir pendant ta conception. Si ça se trouve ton père était attaché, ta mère lui a fait un massage de la prostate en lui pinçant les tétons, ton géniteur l'insultait en même temps et ça les excitait tous les deux. Enfin je te dis pas forcément ça pour que tu aies l'image en tête.

Sinon vraiment plus sérieusement, je vois pas l'intérêt de parler de ma sexualité publiquement parce que je pense que ça n'intéresserait personne, et qu'en plus je n'ai aucun doute dessus. Par contre écouter ceux qui veulent en parler, ça peut être instructif.

Le truc super important, en matière de sexe comme dans à peu près tous les autres domaines, c'est la communication. En parler avec son partenaire du moment, être certain que l'autre a vraiment envie des mêmes choses, ou en tout cas qu'il est prêt à les découvrir, c'est primordial. Tes parents ont visiblement un gros problème dans ce domaine, tu as 19 ans ils n'ont rien à te dire, même si tu habites encore chez eux et/ou que tu dépends d'eux financièrement parlant. C'est pas un argument recevable, on fait des enfants pour leur donner le meilleur, pas pour leur faire du chantage à la con sous prétexte qu'ils vous doivent tout.

Je me souviens d'une amie, qui la seule fois où ça a dérapé entre nous, m'a étranglée et m'a demandée que je l'étrangle en échange, pensant que c'était forcément excitant pour moi. J'avais juste envie de finir tout seul avec mon énorme imagination.
Alors pour ma part, je n'ai pas vraiment eu d'éducation sexuelle non plus, la seule chose que mes parents m'ont dit à ce sujet dans un but "d'éducation", c'était "du moment que les deux partenaires ont envie de quelque chose, tout peut être fait, ça ne regarde qu'eux".

Par contre mes parents parlaient (et parlent toujours) de cul sans problème, que ce soit de leur propre vie sexuelle, ou de choses qu'ils ont entendues au boulot, ou des anecdotes amusantes sur d'autres membres de la famille, ce qui fait que ... bah finalement, j'ai intégré assez vite le sexe comme étant un "passe temps agréable".

Pour autant, je n'ai commencé à avoir de la libido qu'assez tard, vers 15 ans. Avant ça, il m'arrivait déjà de me masturber parce que j'avais déjà assimilé le côté mécanique de la pratique avec la "récompense" d'endorphines à la fin, mais sans utiliser ni support pornographique ni même mon imagination.

Pour ce qui est d'en parler ... et bien le fait d'avoir grandi dans un environnement assez ouvert d'esprit sur le sujet (excepté quand j'étais chez mes grands parents parce que là, c'était un niveau assez inouï sur l'échelle de la pudeur pour cause de religion), pour moi c'est un sujet comme un autre. Entre dire "les mecs sucent quand même mieux en général" ou "les carbonara ça se fait sans crème fraiche", il n'y a pas vraiment de différence. Et encore, je serai bien plus investi dans mes propos pour le second exemple.


Pour en arriver à ton cas individuel slip, que ce soit par besoin, par envie, ou par je m'en foutisme, peu importe. Quand on a envie de parler de quelque chose, ça ne regarde que soi, et éventuellement les personnes à qui on en parle. Les tiers ont juste un choix à faire. Ecouter ou ne pas écouter.
Citation
tibere

Putain de merde :D
Citation
Slipatrou
"la sexualité, c'est la chose la plus intime qui soit, si tu en parles, il ne te restera plus rien"
Lol, nope. Y'a un paquet de choses qui peuvent être plus intime. Et beaucoup de monde pour qui la sexualité n'a rien d'intime.

Citation
Slipatrou
Du coup je suis en plein questionnement : dans quelle mesure êtes-vous prêt à parler de votre sexualité, ou autres choses intimes ? Est-ce que parfois entendre des témoignages, discuter de ces sujets ouvertement peut aider ?
Ou tout simplement, seriez-vous prêts à participer à des émissions dans ce genre, à en écouter ?
Qu'est ce que ça peut vous apporter de parler de tout cela ?
J'ai fait mon éducation sexuelle avec un site (aujourd'hui disparu), de personnes qui racontaient leurs première fois (que ce soient des baisers, des attouchements, sexe oral, pénétration, etc). J'ai vu des différences de comportements, l'importance des préliminaires, et tout un tas de trucs ayant pu contrer l'influence du porno et sa sexualité trop souvent artificielle.

Citation
Slipatrou
Ma dispute d'hier soir avec mes parents s'est terminée par ma mère "de toute façon, aujourd'hui on ne parle plus que de cul c'est malsain". Vous pensez la même chose qu'elle ?
On parle beaucoup de cul oui. Et souvent on en parle trèèès mal. Et c'est ptet ça qui est malsain.
Citation
Mutti de Slipatrou
"la sexualité, c'est la chose la plus intime qui soit, si tu en parles, il ne te restera plus rien"

Bah si, tout ce qui reste à venir...

Enfin c'est ce que j'aurais dit.
(Bon, je me suis tapé une nuit blanche, et comme toutes les nuit blanches, je gamberge sur des conneries et ton topic est passé à un moment donné dans ma tête vers 5h00 du mat' en lisant le tome 18 de Berserk, du coup, je répond, et désolé pour le fautes, mais maintenant, je doit rester éveillé jusqu'à 20h00).

J'ai envie de dire: quelque-soit le sujet (sexe, guerre, la gestion de la canalisation des eau usées sur Bernard-sur-Loire), on peut l'aborder aussi bien de manière vulgaire que de manière sérieuse.
Le problème, c'est que l'humanité a tellement fait de vulgarité autour du sexe que l'association entre "sexe" et "vulgaire" est devenu un pléonasme, c'est cet idée qu'il faut combattre.

Citation
Ta mère
"de toute façon, aujourd'hui on ne parle plus que de cul c'est malsain"

Dire cette phrase veux tout dire sur sa vision du débat autour du sexe: elle n'a pas dit "parler sexe", mais direct "parler cul". Elle a tout de suite fait l'amalgame entre les paillards qui chantent "la bite à Dudule" au fond du bus et celle qui faut aborder sérieusement (Maladies, consentement, orientation, la mystification du porn, etc...).

Je ressentirais autant de sympathie pour le mec qui me confie:
"Un conseil: fait de la gym avant de faire la brouette Thai, j’ai mal de partout"
que de mépris à un mec qui m'a confié:
"Putain, je lui ai dépucelé tout ses troues à cette salope"
qui recevra un empalement sur la place publique pour que je lui apprenne le respect.


Après, je suis d'accord avec tes parents concernant les médias:

Citation
Anakin et Padme devant Luke
"Tu ne connais pas les journalistes, si ça se trouve c'est un canular, ils sont là pour te faire parler de choses intimes, c'est pas sain" etc. Ils étaient persuadés que j'étais victime d'un montage, et que j'allais révéler au grand jour -sans conscience de mon acte- tout ce qui me touchait par rapport à la sexualité et le genre.

Tu as peut-être dis les choses de manière respectueuse, claire, pas vulgaire et de sorte à ce que le thème est abordé de manière sérieuse, ils peuvent très bien l'exposé dans un contexte où ces propos seraient perçu différemment, ils sont fort pour ça. C'est pouzertsdfghiojpu
Désolé, un frelon s'est incruster et s'est balader entre mon nez et mes mains, ce con! En plus, je ne peux pas éditer, quelle plaie!

Bref:
Tu as peut-être dis les choses de manière respectueuse, claire, pas vulgaire et de sorte à ce que le thème est abordé de manière sérieuse, ils peuvent très bien l'exposé dans un contexte où ces propos seraient perçu différemment, ils sont fort pour ça. C'est pourquoi il vaut mieux utilisé Youtube maintenant, où tu a un contrôle à la fois sur tes paroles et sur le contexte que cela doit être dit.

Surtout les émissions Mademoizelle qui a la réputation de mettre en avant n'importe quoi. Fait donc TRÈS attention à ce que tu dis et prépare ton texte ^^" .
Fais ce que bon te semble, tes parents peuvent avoir un avis et le donner, mais cela ne doit pas t'empêcher de vivre.
Dispo pour en parler de vive voix ou par téléphone si besoin en fonction de l'heure de l'interview en question.

Shine little slip, rise and shine.
[lejournal.cnrs.fr]

tien un lien vers un article qui ne traite pas exactement du sujet que tu veux aborder, mais que ce regard scientifique, ou des elements, sur cette face sordide de la sexualité pourra t'aider.
Tiens ça me fait penser, comment ça se fait qu'il n'y a pas de catégorie "incest" sur les sites pornos ?
Parce que tu vas pas sur les bons sites pornos. ;)
J'ai lu toutes vos réponses et j'aimerais rebondir sur deux trois trucs, mais là je suis levée depuis 5 heures du matin avec 5 heures de sommeil dans les pattes, donc je fais ça dès que j'ai la tête sur les épaules ! Merci pour vos réponses, en tous cas !
J'ai été interviewée dans l'après-midi, c'était super. Le rush a duré 1h45, le montage ne durera que 15 minutes. Je n'ai pas encore la date de diffusion mais de toute façon quand je l'aurai, je la crierai partout. Je vous mettrai le lien vers la rediffusion, aussi, et s'il y a des intéressés, je vais bientôt récupérer le rush.

Mes parents n'ont plus rien dit, ça reste un sujet sensible (de toute façon il y a pas mal de tension depuis piercings/tatouage/rasage/coloration/homosexualité/parler de cul/émissions/autres). J'hésite à leur faire écouter le rush dès que je l'aurai où quand je partirai à Épinal (histoire d'être bien loin pour éviter les crises).

Au final, parler, témoigner, partager, raconter, c'est juste génial, j'ai vraiment hâte que des jeunes l'écoutent, se disent "hawé, ça j'ai pas envie de vivre, je ne vais pas faire les mêmes erreurs" ou alors "oh trop chouette, j'aimerais bien me diriger vers un truc comme ça" ou même se reconnaître et se sentir moins seul.

Citation
Spiral
Désormais, c'est beaucoup plus facile - presque un réflexe - de se renseigner sur internet, y a des sites très bien faits, des communautés, etc.
Franchement, je trouve peu de sites "bien faits", comme tu dis (si tu as des adresses, balance, steup). Des textes et des photos (absolument pas pertinentes), c'est vraiment abstrait quand tu es jeune et que tu veux te renseigner sur le sujet. Le seul site que j'ai plus ou moins noté c'est Education Sensuelle, et encore, il y a peu de matière ! En toute honnêteté, j'ai fait mon éducation par le porno dès le primaire. Ptêtre que j'étais plus précoce (en fait j'en doute pas), et j'avais besoin d'explications, d'exemples. Personne ne m'en parlait, et c'était la seule source de pseudo-savoir. Bon, certes, il y avait tout ce qui est de l'ordre de la pulsion sexuelle et du désir, mais quand même, je pense que sur internet, peu de choses pertinentes sont mises en place pour les plus jeunes.

Citation
Spiral
on parle assurément davantage de sexualité maintenant qu'il y a 20 ans par exemple.
Citation
LPA
On parle beaucoup de cul oui. Et souvent on en parle trèèès mal.
Mais comment faire pour en parler librement et mieux ? Qu'est-ce qu'on peut mettre en place ? J'ai discuté aujourd'hui d'atelier de pratiques sexuelles de mise en place d'espaces sur ce sujet de parole sur un temps donné dans mon ancien lycée (avec mon ancien coordinateur/prof avec qui j'ai gardé contact). Malheureusement, par manque de temps, en un an, seules deux heures sont mobilisées pour échanger sur le sujet ! Et quand bien même les ateliers sont mis en place, beaucoup de jeunes restent muets, et il reste beaucoup de problématiques : le format de l'atelier, le sujet, la mixité, en fonction de l'âge, etc, tout en gardant en tête que ça prend du temps. J'ai vraiment super envie de travailler là-dedans, d'animer des ateliers, de faire des documents graphiques, etc, pour libérer la parole, aider, mais on retombe sur la première question : comment faire pour en parler librement et mieux ?

Petit Up à Lester qui m'a mis des images cochonnes à faire mouiller un panda dans la tête <3

Citation
Lester
Le truc super important, en matière de sexe comme dans à peu près tous les autres domaines, c'est la communication.
Tout à fait d'accord, cf le témoignage en image et les bulles en jaune qui n'ont jamais été dites de vive voix, alors que pensées très fort.
Côté communication avec les autres à propos de cul, c'est toujours super difficile, ou alors on se fait passer pour l'obsédée (mon adolesceeeence) car c'est bien connu que moins on en parle, plus on est chaste et plus en s'élève sur l'échelle sociale. D'ailleurs je viens de me faire jeter à table par mes parents quand j'ai essayé de parler de mon échange avec mon ancien coordinateur sur les ateliers de parole à propos de sexualité, donc effectivement, gros problème de communication avec la famille :D Ils me laissent faire, mais je ne peux pas en parler avec eux.

@Ori : Du coup c'est un sujet comme un autre, à tes yeux ? Question bête vu que je connais la réponse...

@LPA : aujourd'hui je ne connais pas de site autre qu'érotique qui raconte les premières fois. Peut-être Fil Santé Jeune (sur lequel j'ai passé tout mon été 2015), et encore, c'est très flou, chacun raconte ce qu'il veut.

Citation
Batfly
Surtout les émissions Mademoizelle qui a la réputation de mettre en avant n'importe quoi.
Comment ça ? Je suis pas mal d'émissions de MadmoiZelle et je trouvais ça super bien fait, après je ne regarde pas tout et on ne parle peut-être pas des mêmes, mais je serais curieuse que tu m'en dises un peu plus :)

Citation
Roger
Shine little slip, rise and shine.


@Guss : Merci, je vais y jeter un œil, je souhaite de toute façon travailler dessus à un moment, mais ce sera dans une phase qui aura lieu plus tard, je pense. J'ai encore un peu de chemin à faire pour y arriver ^^

Et Lester, tu trouveras de l'inceste sur des sites de textes érotiques, je pense, des trucs plus ou moins chauds comme tu les aimes.
Le partage de sites interdits théoriquement aux mineurs, c'est dans les règles du fofo ou pas déjà ?
J'ai déjà partagé du Tag Parfait, donc balance :)))
Modifié par remouk le 16 juin 1937 à 18h50
Pour revenir à la question "parler sexe", ça dépend effectivement de la famille, mais aussi du milieu et du vécu.

Par exemple, entre mon frangin et moi, je suis 1000 fois plus inhibé que lui. On a des parents anarcho-communistes dont la seule règle d'or est "fait ce que tu veux tant que ça ne fasse pas chier le monde", parler sexe n'est pas un problème, mais il fait que ça reste respectueux autant dans le fond que dans la forme (C'est pourquoi je distingue facilement la différence dans les propos de paillards et ceux plus civilisé, c'est pourquoi aussi je n'hésite pas à ressentir du mépris et de la condescendance bien justifié envers les premiers cas bien vulgaire).
Donc ici, la différence, c'est du au fait que l'un a eu une enfance urbaine (Lyon) où il est plus facile de fréquenter du monde et de se trouve des potes par rapport à l'autre qui s'est retrouvé isolé dans une campagne pourrave entouré de crétins. Il m'a fallut attendre d'avoir le Bac et partir à Montpellier vers 20 ans pour avoir une "vrai" vie social et être avec une fille.

Et meeerde, ça a posté avant que je termine et corrige >< .

Bref:
Quand mon frangin en parle, c'est généralement dans de simple fait sans détails. X a couché avec Y, j'ai couché avec truc, ah, il parait que W est bi et que U serait tenté de vérifié. Il n'est pas allé plus loin, même sans ma présence. cependant, c'est déjà perturbant de mon côté, mais je pense que la jalousie y est pour quelque-chose.
Par contre, je reste complétement silencieux à ce niveau là: je reste ouvert à parler de la sexualité si c'est le sujet, mais je ne le lancerais pas, ni donnerait mon ressenti ou ce que j'ai fait envers tel ou telle personne. Je dirais des conneries énorme pour faire rire (du genre de la BD ci-dessus), mais ce sera surtout pour camoufler mon inaptitude à en parler.

C'est là où je viens à la question: Suis-je coincé du cul? Devrais-je faire semblant - au point de mentir - pour ne pas avoir honte d'être un miséreux?
Vous ne voulez pas plutôt parler du mystère de la matière noire et de l'énergie noire dans l'Univers? Non? On peut aussi parler de la pollution maritime, non? Ah mais je vous assure! Je suis super fun en soirée!
Si j'ai bien compris, le fait que contrairement à ton frère, tu ne sois pas beau, t'as occasionné un déficit d'expériences desquelles parler et tu privilégies donc d'autres sujets plus cérébraux pour masquer ce manque. Futé :o
Citation
Batfly
Pour revenir à la question "parler sexe", ça dépend effectivement de la famille, mais aussi du milieu et du vécu.

P'têt éviter de tirer des conclusions d'anecdotes, et corrélation n'est pas causalité.
Pour reprendre ton exemple, après 9 ans dans l'Oise et 10 autres en Savoie (leur alcool est meilleur, ça passe mieux le temps), et une première relation amoureuse dans les mêmes eaux que toi, ben j'ai absolument aucun problème à parler du sujet, plutôt au contraire.


Citation
Batfly
condescendance bien justifié [...] campagne pourrave entouré de crétins. /quote]
Ooooh cette pente glissante <3

Sinon, techniquement, ce n'est pas de la jalousie que tu ressens mais un truc qui oscille probablement entre l'envie et la frustration.

Et quoi qu'il en soit, ça n'empêche en aucun cas d'avoir une conversation intéressante sur plein d'autres sujets.

.. Merde, j'étais pas venu pour tirer sur l'ambulance ce coup-ci.
Du coup : non, tu n'es ni coincé, ni miséreux. Enfin, miséreux au moins c'est sûr.
AMHA, être coincé réside justement dans le "je reste ouvert à parler de la sexualité si c'est le sujet".
On ne te demande pas de détails croustillants sur ta vie sexuelle ou celle de ta.on (overlol) voisin.e (le point LPA, ça fait combien en bitcoins ?) - même si c'est mieux quand elles se croisent - on te demande d'être ouvert au dialogue, de pas juger comme un schlag (marrant, le premier article Google pour 'schlag' est justement de madmoizelle). (p'tain y'a tellement de parenthèses, on jurerait du LISP - si t'as compris la référence, laisse tomber le débat, le mot sexualité ne représente de toute manière que 18 points au Scrabble pour toi)

En plus lisible : si t'es pas réfractaire au dialogue, ça passe (enfin, t'as aussi le droit de t'en battre allègrement les organes reproducteurs non-genrés). Et qu'tu fasses chier personne dans le cas contraire. Que tu veuilles étaler ta vie privée ou non n'a pas de rapport avec ça.
Et c'est également valable pour ceux qui balancent leur sexualité à la face du monde à la moindre occasion, se définir par sa sexualité est tout aussi stupide et réducteur que la nier.
Citation
Batfly
Pour revenir à la question "parler sexe", ça dépend effectivement de la famille, mais aussi du milieu et du vécu.

P'têt éviter de tirer des conclusions d'anecdotes, et corrélation n'est pas causalité.
Pour reprendre ton exemple, après 9 ans dans l'Oise et 10 autres en Savoie (leur alcool est meilleur, ça passe mieux le temps), et une première relation amoureuse dans les mêmes eaux que toi, ben j'ai absolument aucun problème à parler du sujet, plutôt au contraire.


Citation
Batfly
condescendance bien justifié [...] campagne pourrave entouré de crétins.
Ooooh cette pente glissante <3

Sinon, techniquement, ce n'est pas de la jalousie que tu ressens mais un truc qui oscille probablement entre l'envie et la frustration.

Et quoi qu'il en soit, ça n'empêche en aucun cas d'avoir une conversation intéressante sur plein d'autres sujets.

.. Merde, j'étais pas venu pour tirer sur l'ambulance ce coup-ci.
Du coup : non, tu n'es ni coincé, ni miséreux. Enfin, miséreux au moins c'est sûr.
AMHA, être coincé réside justement dans le "je reste ouvert à parler de la sexualité si c'est le sujet".
On ne te demande pas de détails croustillants sur ta vie sexuelle ou celle de ta.on (overlol) voisin.e (le point LPA, ça fait combien en bitcoins ?) - même si c'est mieux quand elles se croisent - on te demande d'être ouvert au dialogue, de pas juger comme un schlag (marrant, le premier article Google pour 'schlag' est justement de madmoizelle). (p'tain y'a tellement de parenthèses, on jurerait du LISP - si t'as compris la référence, laisse tomber le débat, le mot sexualité ne représente de toute manière que 18 points au Scrabble pour toi)

En plus lisible : si t'es pas réfractaire au dialogue, ça passe (enfin, t'as aussi le droit de t'en battre allègrement les organes reproducteurs non-genrés). Et qu'tu fasses chier personne dans le cas contraire. Que tu veuilles étaler ta vie privée ou non n'a pas de rapport avec ça.
Et c'est également valable pour ceux qui balancent leur sexualité à la face du monde à la moindre occasion, se définir par sa sexualité est tout aussi stupide et réducteur que la nier.
Citation
Sycareus
On ne te demande pas de détails croustillants sur ta vie sexuelle ou celle de ta.on voisin.e
<3
Tu as beau dire ça pour troller, moi ça me fait juste sourire béatement :3

Citation
Sycareus
(p'tain y'a tellement de parenthèses, on jurerait du LISP - si t'as compris la référence, laisse tomber le débat, le mot sexualité ne représente de toute manière que 18 points au Scrabble pour toi)
J'ai saisit la référence, mais je reste nul au Scrabble.
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