Salut! Identification

Recherche avancée

Topic des études.

Envoyé par Bekvothien 
Ce forum est en lecture seule. C'est une situation temporaire. Réessayez plus tard.
Re: Topic des études.
vendredi 20 juin 2014 22:58:55
Oui, semblerait que tu critiques le fait que l'intelligence ne soit pas répartie équitablement parmi les individus Xaïl.
Il n'y a pas grand chose à y faire, des élèves auront toujours davantage de facilités que d'autres. Comme l'a dit caro, le système scolaire n'est pas mal foutu à ce niveau.
Espèrer une égalité parfaite à ce niveau relève de l'utopie...
Re: Topic des études.
vendredi 20 juin 2014 23:57:48
Citation
Xaïl

Par contre, un truc qui me gave... Les glandeurs. Sans dec, si t'es parfaitement capable d'avoir de supers notes, pourquoi tu fous rien et tu te contentes de notes moyennes ?! T'as pas envie d'être fier de toi quand t'as une super note à un contrôle difficile, et de rendre les autres fiers aussi ? C'est hyper gratifiant je trouve de voir son travail récompensé. Et puis c'est un excellent moyen de clouer le bec aux gens. "Ah, t'as fait un bac techno ? T'es pas passé en S, c'est pour ça ?" "Non, j'avais 16 de moyenne en seconde, j'ai choisi un bac techno parce que c'est ce que je voulais, qui me correspondait, et je l'ai eu avec la mention très bien." Et là, l'autre se trouve bien con.
Et puis c'est pas juste vis à vis de ceux qui bossent énormément sans y arriver. Honnêtement, quand dans ma classe le prof rend une bonne copie à quelqu'un qui n'a pas bossé et une copie de merde à quelqu'un qui a passé trois heures à plancher dessus, j'ai envie de gifler le glandeur et de prendre l'autre dans mes bras.

BREF. C'était pas spécifiquement contre toi Nemiastu, c'est un p'tit coup de gueule contre ceux qui foutent rien.
Tu sais, Xaïl, je vois pas pourquoi je devrais chercher à bosser, j'ai les capacités pour faire ce que je veux tout en passant mon temps à faire des activités cools à coté au lieu de réviser 3h, je vais pas m'en priver x)
Et la situation que tu parle (Moi qui branle rien pendant que mon petit frere se tue a tafer pour choper de la merde), je la connais, oui c'est pas juste, mais pas plus que toutes les autres inégalités du monde.
Et franchement, si jamais on me dis "c'est dommage, si t'avais bossé plus, t'aurai eu une meilleure école/travail/vie, j'ai juste a répondre que si je creve demain ou dans 30ans, je préfère crever en me disant que j'ai profité au lieu de gacher mon temps. Bosser me rendra pas plus heureux, je veux aller en fac.
Après, libre a toi de me gifler, je te tendrais l'autre joue parce que peut être je le mérite, mais je reste pleinement heureux de la situation. :)
Re: Topic des études.
samedi 21 juin 2014 00:06:22
Introduction :

Nan, puis, je sais pas pour vous, mais on a pas tous envie d'humilier nos camarades de classe hein, les voir bosser pendant que je comptais le nombre de carrelage cassés dans la classe m'emplissait d'un sentiment assez fort.

I. Mon niveau scolaire :

Je suis un élève moyen au niveau des notes (je suis passé de 16,5 en troisième à 12,5 en terminal), mais je bossais en classe, enfin, je finissais les exos en cinq minutes, et le temps que les autres finissent avant la correction je faisais mes devoirs, et sinon je discutais.

Mais je n'ai pas ouvert un cahier en dehors des cours depuis la sixième (et encore, c'était parce que je ne faisais pas mes devoirs en classe à l'époque).

Mon niveau de compréhension :

Et malgré ma moyenne mitigée, c'est vers moi que les gens de ma classe se tournait pour comprendre le cours quand ils n'avaient pas compris.

Pourquoi?
Parce qu'ils savaient que je n'avais pas de problème pour ça, mes notes ne préjugaient en rien de ma faculté de compréhension, et les gens de ma classe le savait, je perdais les points sur le par coeur, ou sur les fautes d'innatention parce que je finissais le devoir en 15 à 20 minutes (moins en allemand mais là j'étais une quille et je pouvais pas encadrer les profs).

Y a une meuf de ma classe, qui a finit avec mention très bien, et je peux te dire que pour les maths et la physique elle m'a remercié (non ori, pas comme ça), et moi j'ai Assez Bien, pourtant, c'est moi qui l'ai aidé à progresser scolairement sur des matières qu'elle n'aimait pas.

III. Interprétation :

Il est donc évident, que s'il y a quelque chose que je déteste c'est apprendre, mais il en est deux (ou trois que j'aime), c'est comprendre, chercher (et résoudre, j'aime pas être bloquer), donc, si savoir que je peux avoir des meilleurs notes que mes camarades, dans un système que je n'affectionne pas, et les aider à progresser et une forme de gratification.

Alors qu'avoir des bonnes notes ne m'apportent rien de bienen plus (à part le mépris des gens quand tu finis avec 18 de moyenne en 6ième, malgré un 7 en art plastique).

IV. Réflexion :

Comprend-tu Xaïl pourquoi l'effort que j'ai fourni pour travailler et apprendre est proche du 0 (bah ouais, je suis pas con non plus, si j'ai fait mes exos en classe c'est parce que je sais que c'est nécessaire)?
Comprend-tu ces gens qui ont beau avoir des facilités vont loin dans les études sans forcer leur facilité?
Parce que ça nous ne intéresse pas.

V. Conclusion :

Si j'ai décidé d'aller à la fac, c'est pas pour glander à la base (même si c'est ce que je fais), c'est parce que c'est la voie royal pour faire un doctorat, je le sais depuis le collège et je ne veux pas faire autre chose (bon à la limite écrivain, ou créer une boite française de jeu vidéo).

En tentant compte de ce que j'aime je pense, et à raison, en discutant avec des doctorants et des docteurs, que c'est ce qu'il me convient. Quand il faudra que je me force pour y arriver je le ferais mais là pas besoin.

Et je ne suis pas le seul, la flemme est une excuse Xaïl pas une raison, les facilités sont une autre excuse, pas une raison, et c'est valable pour moi comme pour une partie de la population.

Abrutimaru parle des gens autodictates, je pense en faire partie, mais je pense que ce n'est pas la majorité de la population également, alors, on est obligé de suivre le fleuve avant d'atteindre la bonne femelle saumon.
Re: Topic des études.
samedi 21 juin 2014 00:10:09
SpiralPad a tout bien résumé. A moins de se battre contre les autres pour avoir les meilleurs places, pas de raisons de try hard.
Et après une fois que t'as bien eu ton diplôme avec la mention, t'arrive dans la vraie vie, celle où les relations jouent plus que le génie :D

Sinon tu peux aller en Corée du sud, où tu donnes tout, même le Dimanche.
Re: Topic des études.
samedi 21 juin 2014 02:56:29
Citation
SpiralPad
Oui, semblerait que tu critiques le fait que l'intelligence ne soit pas répartie équitablement parmi les individus Xaïl.
Il n'y a pas grand chose à y faire, des élèves auront toujours davantage de facilités que d'autres. Comme l'a dit caro, le système scolaire n'est pas mal foutu à ce niveau.
Espèrer une égalité parfaite à ce niveau relève de l'utopie...

Je ne suis pas sûr de saisir ce que tu dis.
La nature est neutre, c'est aux hommes qu'il incombe d'effectuer des choix.
Si on donne un chien et un GPS piéton aux aveugles, c'est aussi pour atténuer une inégalité "naturelle".
Et ce sont les voyants qui les financent.


Je vais apporter ma contribution au débat sur le système d'enseignement.
Je vais utiliser une comparaison : on prétend que bien que les tentatives de suicide chez les femmes soient nettement plus nombreuses, le nombre de suicides chez les hommes est bien plus élevé.
En réalité, c'est parce que beaucoup de tentatives de suicide chez les femmes n'en sont pas.
Elles veulent tout simplement alerter leurs proches de leur état, par ce signal, parce qu'elles savent qu'une femme fragile sera prise en pitié, réconfortée, etc.
Les hommes savent que pour eux, cela ne sera pas forcément le cas ; il se pourrait même que ce soit l'inverse.

Eh bien je constate que beaucoup de gens, dans la vie quotidienne, agissent ainsi ; communiquent par signaux, veulent alerter de leur mal-être implicitement.
Et, sans émettre le moindre jugement de valeur, je constate aussi que la délinquance, de nombreux comportements virulents, destructeurs ou auto-destructeurs, ont la même fonction.
Et je remarque qu'ils sont fortement liés aux conditions socio-économiques de leurs auteurs, et souvent à ce qui le détermine fortement : le système éducatif.

Je me dois de faire une petite digression.
Là aussi, quand bien même peu de gens s'en seraient plaints, et plaints faiblement ; j'aurais voulu changer les choses. C'est une question de "voie".

Je vais commencer par poser une question : pensez-vous qu'il existe une personne, sauf handicap mental majeur, incapable de devenir ingénieur, c'est-à-dire pour laquelle il est impossible d'intégrer suffisamment de connaissances pour devenir ingénieur et de les mobiliser pour son travail ?
Je pense que personne ne répondra oui.

Deuxième question : beaucoup de gens aimeraient-ils être ingénieurs ?
La réponse est oui.

Alors il doit y en avoir beaucoup, non ?
Loin de là. Le pays où la proportion d'ingénieurs est la plus élevée (et qui est même mondialement connu pour) est Israël, et de loin.
Or, en Israël elle n'est que de 140 ingénieurs pour 10 000 travailleurs, soit 1,4% de la population active occupée...

Je peux même prendre un exemple français, mais de moindre portée :
En France en 2010, seuls 43% des 25-34 ans possèdent un diplôme de l'enseignement supérieur, autrement dit un diplôme "supérieur" au baccalauréat.

Pourquoi, au fond ?
N'avons-nous pas tout ce qu'il faut pour que l'agriculteur las de son métier devienne médecin anesthésiste , que le déscolarisé las de se faire prendre pour une merde se mue en ingénieur aérospatial ?

Croyez-vous que le pourcentage situé au-dessus pourra un jour atteindre les 100% sans que l'on change les méthodes ?

Parce que c'est bien la démarche que l'on impose pour devenir ingénieur (et assimilés) qui élimine tous ces gens...


Par exemple, je me demande pourquoi les cours mis en ligne sur l'interface des universités sont-ils restreints dans leur contenu et leur accessibilité ? Accessibilité réduite à 2 degrés, qui plus est : une personne extérieure à l'université ne peut y entrer, un étudiant dans l'université ne peut quasiment disposer que des cours de son cursus et de son année...

Modifié 2 fois. Dernière modification le 21/06/14 03:51 par Abrutimaru.
Re: Topic des études.
samedi 21 juin 2014 03:13:03
Nemia : C'est vraiment pitoyable d'exercer ce genre de pressions sur un adolescent qui tente de se construire... Le pire étant probablement que ces abrutis se convainquent que c'est pour ton bien. J'espère que ton projet marchera (c'est bien parti pour, j'ai l'impression ;))

Citation
faytoto
Ben j'ai regardé le sujet de maths là...
Entre nous, c'est vraiment du touchage de nouille si on a suivi les cours. Du coup ça me fait bien rire les élèves qui sortent que le bac devient extrèmement compliqué u_u

Entièrement d'accord, j'ai fais le sujet de mon frère (S SVT) pour voir, ceux qui n'y arrivent pas méritent de ne pas l'avoir, c'est quoi cette mentalité du "ouin c'est dur, pourquoiiiii ils le donnent pas à tout le monde ?! ? Sérieusement, déjà que c'est un diplôme inutile, si en plus ça devient automatique, faites juste imprimer votre relevé de présence en cours, ça coûtera moins cher que d'organiser cette blague.
Je suis souvent le premier à procrastiner mais quand on se plante, on s'assume.

Citation
Xaïl
Halala, les parents... Enfin, y a pas que les parents, y a les autres membres de la famille et parfois les amis aussi ! Le nombre de fois où j'ai eu le droit à "tu veux faire prof ?! Mais pourquoi ? Tu pourrais faire chercheuse !" Oui mais chercheuse ça m'intéresse pas, moi j'veux bosser avec les enfants et enseigner. Merde quoi ! (Et ral-le-cul aussi des "les profs c'est des fonctionnaires, ils foutent rien, ils finissent à 16h45 !" ! >.<) Le nombre de gens qui se retrouvent là où ils ont rien à foutre à cause des parents... Alors qu'ils pourraient s'épanouir ailleurs !
Et ral-le-cul aussi de la dévalorisation constante des bac technologiques et/ou pro ! Ce sont des bacs au moins aussi compliqués que le S, voire encore plus dur pour certains ! (Moi je dis respect aux gens en bac pro, sérieux.) Alors oui, moi je suis en S mais c'est parce que je suis faite pour ça, j'aime les sciences, la chimie, la bio tout ça (pas les maths par contre, merci mon prof) et qu'il n'y a pas de bac techno dans mon bahut.

Par contre, un truc qui me gave... Les glandeurs. Sans dec, si t'es parfaitement capable d'avoir de supers notes, pourquoi tu fous rien et tu te contentes de notes moyennes ?! T'as pas envie d'être fier de toi quand t'as une super note à un contrôle difficile, et de rendre les autres fiers aussi ? C'est hyper gratifiant je trouve de voir son travail récompensé. Et puis c'est un excellent moyen de clouer le bec aux gens. "Ah, t'as fait un bac techno ? T'es pas passé en S, c'est pour ça ?" "Non, j'avais 16 de moyenne en seconde, j'ai choisi un bac techno parce que c'est ce que je voulais, qui me correspondait, et je l'ai eu avec la mention très bien." Et là, l'autre se trouve bien con.
Et puis c'est pas juste vis à vis de ceux qui bossent énormément sans y arriver. Honnêtement, quand dans ma classe le prof rend une bonne copie à quelqu'un qui n'a pas bossé et une copie de merde à quelqu'un qui a passé trois heures à plancher dessus, j'ai envie de gifler le glandeur et de prendre l'autre dans mes bras.

BREF. C'était pas spécifiquement contre toi Nemiatsu, c'est un p'tit coup de gueule contre ceux qui foutent rien.

Entièrement d'accord avec le cliché sur les profs, c'est étonnant de stupidité. Et être prof n'est absoooolument pas donné à tout le monde, il suffit d'aller à la fac (où il y a des enseignants-chercheurs, et souvent plus chercheurs qu'enseignants) pour se rendre compte que maîtriser un sujet ne signifie pas être apte à l'apprendre à d'autres correctement. Et le chercheur, au chaud dans son labo, se fra bouffer tout cru par la horde de gamin avide de savoir et plus encore de liberté :D

Sinon, les autres ont bien résumé le sujet quant au touchage de nouille (y'a vachement plus de branleurs que de bosseurs ici :D), des bonnes notes n'amènent pas grand chose, si l'on sait ce qu'on veut : à savoir, pas faire une grande école.

Pour en revenir à la pression sociale, j'ai également connu des gens très intelligents qui faisaient des erreurs volontaires ou s'astreignaient à ne pas travailler simplement pour que leurs notes ne crèvent pas le plafond ; et cela dans l'optique de ne pas être rejeté par les gens médiocres (au sens littéral, à savoir ceux dans la moyenne... de classe (sociale ou scolaire ? :) ) )


Citation
Dr.MV
Citation
Xaïl
Par contre, un truc qui me gave... Les glandeurs. Sans dec, si t'es parfaitement capable d'avoir de supers notes, pourquoi tu fous rien et tu te contentes de notes moyennes ?! .

Parce que ce qui compte vraiment, c'est le ratio résultat obtenu/temps investit.
Je ne suis pas un stakhanoviste (bim bonne orthographe du premier coup),[...]
Et les honneurs? Et ben je vais citer zOrg : l'honneur a tué des millions de gens, mais n'a jamais sauvé personne.

Bonne orthographe de Stakhanovisme, mais faute au participe passé de "investi" , on t'a reconnu Ivan Popov !
Mais je ferais une donation au KGB pour ta référence, promis :D

Citation
Xaïl
Ouais mais je trouve ça totalement injuste que certains y arrivent sans rien foutre alors que d'autres se démènent sans résultat... (Et c'est encore plus injuste que le système scolaire soit assez mal foutu pour permettre ça...)
Fin bref, c'était pas contre vous hein.

La vraie injustice, c'est ça. Pourquoi ne pas admettre que certains y arrivent mieux que d'autres, tu voudrais établir un nivellement par le bas ? C'est clair que le système n'est pas parfait, mais nous ne serons pas tous égaux à ce niveau là. Les alternatives sont nombreuses (classes spécialisées, filières variées, accompagnement personnalisé possible), et les "meilleurs" ne sont pas toujours avantagés (ennui en cours, rejet par les autres, sentiment de différence...)

Sinon, question parcours personnel...

Pas de classe sautée (bien trop peureux pour ça).
La même moyenne entre la cinquième et la terminale (à savoir, entre 15,5 et 14,7).
Mention Bien au brevet (15,96, et tous mes profs avaient parié que j'aurais TB, j'aurais dû leur parier de l'argent :/)
Mention Bien au bac (14,86)
J'avais une idée fixe, depuis mon CM2 : devenir physicien.
J'ai donc choisi mes études en conséquence : bac S SI, spécialité physique, puis licence de physique.
Entre temps, j'ai découvert l'informatique, et j'ai adoré ça. J'ai alors eu le tort de ne pas y réfléchir plus avant, mais la présence d'esprit de la "garder sous le coude", en guise de roue de secours.
Cette première année de licence fut extraordinaire d'un point de vue cognitif : enfin, je ne m'ennuyais plus en cours !
Mais, à coté, il y avait cette... sensation. Ce n'était pas une déception, ce n'était pas de la démotivation. Je venais à peine de découvrir quelque chose de bien, et de neuf, et pourtant ça n'était pas ça.
J'ai validé mon premier semestre, toujours sans ouvrir un cahier. Et puis j'ai douté.

Finalement, je me suis fié à mon ressenti, et j'ai choisi de changer pour une licence en informatique.
Ai-je eu tort ? Ai-je eu raison ? Je le saurais l'année prochaine, mais je ne comptais pas continuer quelque chose pour lequel je n'ai pas le feeling, malgré tout le contentement intellectuel que cela m'apporte.

Il me faudrait également réapprendre à travailler, parce que ça risque de ne pas passer jusqu'au Master ainsi.

Mais bon, peut être qu'entre temps, je serais parti planter du manioc au Togo.
Re: Topic des études.
samedi 21 juin 2014 07:58:46
La pression sociale est un vrai fléau. J'ai connu ça, et c'est ce qui m'as poussé à "décrocher" du système scolaire. Enfin. Je sais pas si dans mon cas on peut vraiment appelé ça comme ça, mais ... Bref, vu qu’apparemment, il est de mise de faire un pavé ... C'est à moi. \o/


J'ai toujours été un élève ayant des facilités, trop de facilités. Je suis né avec une très bonne mémoire, visuelle et auditive, ça aide. Ma plus mauvaise note en primaire, ça devait être douze ou treize sur vingt, avec une moyenne de 13/14 (bon, la moyenne ne signifie absolument rien, mais ... ^^).

J'ai commencé à décroché des cours en cinquième. Plus envie de rien, je me battais régulièrement (au moins une fois par semaine tout au long de l'année). J'ramène plus d'affaires en cours, je note les cours avec ce que je peux. J'en avais plus rien à foutre .. C'est là que j'ai commencé à avoir des lacunes en algèbre (j'ai toujours été une buse en géométrie, mais je compensé de l'autre côté, avant). J'entre en quatrième, et là, c'est la débandade. Encore plus de bagarres, encore moins l'envie de travailler, je passe de 14.5 de moyenne générale en cinquième à 8 de moyenne générale en quatrième. Surement la pire année scolaire de ma vie. En dehors des cours, je vivais vraiment comme un no-life. Je ne vivais que pour jouer à MW2. Je devais faire ça, au moins, 6 ou 7 heures par jour. Avec les cours à coté. En troisième, c'est décidé, j'veux devenir infographiste, j'y pensais depuis la cinquième, depuis que j'avais mis la main sur Photoshop (bon, c'est pas avec mon niveau de merde en dessin que j'y serai arrivé, soyons clair). Je passe le concours pour mon école, je met comme seul souhait ce lycée professionnel, et j'apprends que je suis refusé. On veut m'orienter en filière générale, je refuse. Je redouble donc ma troisième avec environ 8 de moyenne. Ma seconde troisième, je fais tout de mémoire, sans jamais ouvrir un cahier, je m'en sors avec 13 de moyenne générale sur l'année (et quelle année ! Les plus belles conneries de ma vie, je crois. Certes, avec une bande de *insérez insulte*, mais quand même !). Tout le monde veut à tout prix m'orienter en lycée général, et avec mon envie d'en finir au plus tôt, je m'oriente vers un bac pro photographie. Toujours les bagarres, sinon, mais ça, je m'y était fait depuis longtemps. :D
J'entre en seconde, je ne fou rien, je me tape 0 en atelier (coeff 8, ça fait mal) parce que je ne suis pas content de ce que je fourni, je ne suis pas content de mes photos, donc je ne rends pas les dossiers. J'arrive à m'en sortir à 10 de moyenne générale (toujours sans rien foutre). Plus de bagarres, des amis, des vrais, je me sens quand même vachement mieux. Cette année, en première, donc, je m'en sors à 11 de moyenne sans rien foutre, en passant la meilleure année de ma vie, je crois. J'attends la terminale là. :D

Le problème ? J'aimerai, plus tard me dirigé vers une école ou un fac d'info' ou une école d'ingé' (j'aurai surement jamais les moyens, même avec les bourses et en bossant, mais bon, qui ne tente rien n'a rien), mais sans le niveau derrière, ça va être dur. Il va falloir que je réapprenne à apprendre et que je bosse, cette année. Que je bosse des cours de général, et que je comble mes lacunes du collège. Certes, j'ai des facilités, mais il va falloir que je comble plusieurs années en un an (toujours avec mes cours à coté). Et, en dehors des cours, j'ai pratiquement rien. Seulement mes (rares) amis.

Alors ouais, avoir des facilités, c'est cool, c'est vrai, mais des fois, on s'en passerai bien. J'me battais parce que j'étais "la grosse tête" (et que j'avais un problème médical, si vous voulez tout savoir :D).

Pendant un long moment (trois ans, je dirais), jusqu'à il y a quelques semaines, je n'avais plus aucune motivation. Plus rien. Un truc qui me passionne, l'informatique. Ça m'intriguais avant même que je touche à un clavier. Depuis que j'ai un ordinateur, je me pose plein de questions (comment un site web fonctionne ? Comment la programmation fonctionne ?). Avec un peu de recherche et de volonté, il y a trois ans, j'avais commencer à me documenté. Je sais comment un site web fonctionne, je sais qu'un programme est une suite d'algorithmes, j'ai des notions un peu partout, mais pas de réel maîtrise. Pourquoi ? Pourquoi j'ai tout lâcher pendant trois ans alors ? Entre mes parents qui me traitent de branleur et de bon à rien en longueur de journée, et les gens qui s'foutait de ma gueule au collège, je n'y arrivais plus. Plus de confiance en moi, plus rien. M'enfin, je dérive, là, c'est plus ma vie personnelle que ma vie scolaire. Tout ça pour dire que la pression sociale (je sais pas trop si c'est adapté, mais j'ai la flemme de chercher un terme plus approprié ^^) est le truc qui m'as fait décrocher du système scolaire (en plus du système pourri en lui même et du manque de confiance en moi, du à la pression sociale).

:)
Re: Topic des études.
samedi 21 juin 2014 08:04:55
@ Xaïl, tout le monde n'aime pas les études ^^

Je n'ai jamais ouvert un bouquin de révision à la maison, le seul travail personnel que j'ai fournis hors de la classe, c'était pour les dossiers à rendre, ou les powerpoint à afficher pour des oraux, parce que pour ça, j'ai pas le choix.

Même en classe, je trouve que jouer aux cartes et boire de la bière est plus amusant que de prendre des notes si le cours de m'intéresse pas.

Je fais également partie des gens qui préfèrent avoir une moyenne "suffisante pour réussir" en ne foutant absolument rien, que d'avoir une note excellente en fournissant du travail. (et pourtant ça m'est arrivé d'avoir des moyennes très élevées, limite par accident : "le sujet tombe sur quelque chose que j'aime". )


Il faut accepter que tout le monde n'a pas le même rapport à la vie.
- Je ne souhaite pas être riche
- Je ne souhaite pas avoir un métier gratifiant (pour moi, le travail, c'est l'activité destinée à assurer ma subsistance, le plus important, c'est le ratio efforts / gains. )


Alors pas besoin d'être le meilleur dans les études, ... :)
Re: Topic des études.
samedi 21 juin 2014 08:35:08
Concernant les chanceux qui ont des facilités, je n'ai jamais supporté ceux qui s'en vantaient allègrement. Peut-être que notre pauvre Xaïl avec un trema a affaire à ce genre d'individus?
Re: Topic des études.
samedi 21 juin 2014 11:56:14
Citation
Abrutimaru
Je vais commencer par poser une question : pensez-vous qu'il existe une personne, sauf handicap mental majeur, incapable de devenir ingénieur, c'est-à-dire pour laquelle il est impossible d'intégrer suffisamment de connaissances pour devenir ingénieur et de les mobiliser pour son travail ?
Je pense que personne ne répondra oui.

Ah si moi je répond oui. Par ingénieur, j'entends la possibilité de suivre un cursus permettant d'obtenir un diplôme d'ingénieur, même quitte à le faire en 2 fois plus de temps que la normale.
Pas tellement une question de faculté, mais plutôt de tempérament. Certaines personnes sont juste incapables de supporter des cours magistraux 8 heures d'affilée. (ce n'est pas un jugement de valeur non plus).

Citation
Abrutimaru
Deuxième question : beaucoup de gens aimeraient-ils être ingénieurs ?
La réponse est oui.
Pas sur. La société et l'éducation nationale te vendent le métier parce que le taux de chômage y est très faible, et que notre monde nécessite de plus en plus de technologies. Mais ce n'est pas une réelle vocation pour beaucoup de gens. Si tu es en école d'ingé, demande aux gens de première année "pourquoi t'es là?"


Citation
Abrutimaru
Pourquoi, au fond ?
N'avons-nous pas tout ce qu'il faut pour que l'agriculteur las de son métier devienne médecin anesthésiste , que le déscolarisé las de se faire prendre pour une merde se mue en ingénieur aérospatial ?
Croyez-vous que le pourcentage situé au-dessus pourra un jour atteindre les 100% sans que l'on change les méthodes ?
Parce que c'est bien la démarche que l'on impose pour devenir ingénieur (et assimilés) qui élimine tous ces gens...
C'est ce que l'on appelle de la sélection. Avec du temps, tu pourrais surement arriver à faire en sorte que tout le monde intègre le cursus. Mais c'est pas ça qui est intéressant, ce qui est intéressant, c'est d’assimiler le cursus en un minimum de temps.
Le but n'est pas que tout le monde devienne ingénieur, mais de répondre aux besoins des entreprises.
Pour prendre un exemple concret, les profils que la société Dassault a le plus de mal à recruter, ce sont les chaudronniers, les ingénieurs n'arrivent qu'en deuxième position.
Merci l'éducation nationale, qui tente de faire de chacun un ingé, un médecin, bref quelqu'un capable de faire des études longues. Les métiers manuels me semblent sous évalués. Sérieusement, pourquoi le BEP électrotechnique ne devrait accueillir que les personnes qui ont moins de 8 de moyenne en 3ème?

Citation
Abrutimaru
Par exemple, je me demande pourquoi les cours mis en ligne sur l'interface des universités sont-ils restreints dans leur contenu et leur accessibilité ? Accessibilité réduite à 2 degrés, qui plus est : une personne extérieure à l'université ne peut y entrer, un étudiant dans l'université ne peut quasiment disposer que des cours de son cursus et de son année...
Propriété intellectuelle. Après c'est à toi de récupérer le .pdf ou d'imprimer le cours.
Re: Topic des études.
samedi 21 juin 2014 12:05:24
Waow. Il y en a qui doivent avoir sérieusement mal aux chevilles... :D

Beaucoup de choses ont été dites, sauf un truc (il me semble), c'est que le système scolaire n'est pas forcément adapté à tout le monde, tout simplement. Quelqu'un demandait si on pensait sérieusement que certaines personnes n'étaient pas capables d'être ingénieurs : moi je le pense. Parce que pour être ingénieur il faut réussir dans ce cursus scolaire, et ça n'est pas donné/adapté à tout le monde. Ça ne veut pas dire que ces gens sont débiles, mais que leur manière de penser / retenir les choses, n'est pas adaptée à la réussite scolaire. Et puis, il y a des gens qui, malgré des efforts, seront toujours mauvais en maths par exemple, donc pour être ingénieur c'est compliqué. Par contre, ils vont être super forts dans autre chose.

Bon, et puis il y a des gens qui sont tout simplement bêtes. Faut être honnête. :D

Au final, le principal c'est que chacun trouve un métier qui lui corresponde, et je crois que ça, aujourd'hui ça reste possible quelles que soient les capacités de chacun.

Pour finir, je suis entièrement d'accord sur le fait qu'il est honteux de voir les métiers manuels aussi mal perçus, alors qu'ils sont bien plus nécessaires et parfois techniques que d'autres trucs mieux payés et reconnus.

Modifié 1 fois. Dernière modification le 21/06/14 12:06 par remouk.
Re: Topic des études.
samedi 21 juin 2014 12:17:40
Juste pour répondre à :

Citation
Abrutimaru
Citation
SpiralPad
Oui, semblerait que tu critiques le fait que l'intelligence ne soit pas répartie équitablement parmi les individus Xaïl.
Il n'y a pas grand chose à y faire, des élèves auront toujours davantage de facilités que d'autres. Comme l'a dit caro, le système scolaire n'est pas mal foutu à ce niveau.
Espèrer une égalité parfaite à ce niveau relève de l'utopie...

Je ne suis pas sûr de saisir ce que tu dis.
La nature est neutre, c'est aux hommes qu'il incombe d'effectuer des choix.
Si on donne un chien et un GPS piéton aux aveugles, c'est aussi pour atténuer une inégalité "naturelle".
Et ce sont les voyants qui les financent.

Ca nous fait un point commun, car je ne suis pas sûr que comprendre ce que tu dis non plus.
J'affirmais simplement que chaque personne naît avec une intelligence différente et que ce n'est pas une caractéristique répartie de la même façon entre les êtres humains. Et espérer justement niveler l'intelligence et en gommer les disparités entre les hommes est une gageure. C'était tout.
Je ne vois pas le rapport avec les aveugles. Du moins, je ne vois pas en quoi il s'applique à l'intelligence. Il y a toujours un vide, une différence que tu ne peux combler. Même avec un GPS et un chien, l'aveugle verra toujours moins bien qu'une personne voyante (allez, un truisme gratuit).
La nature n'est pas neutre pour moi dans ce sens, car certains vont naître avec une intelligence plus développée que d'autres, certains auront un physique plus agréable (sans entrer dans le débat du beau) que d'autres, etc. Quels choix les hommes peuvent-ils prendre pour faire disparaître ces inégalités ? Comment pallier le manque d'intelligence ?


Et comme l'ont dit Charly et remouk, bien sûr que non que tout le monde ne peut pas être ingénieur. Tout le monde n'en a simplement pas les capacités intellectuelles.
On parle d'ingénieur, mais cela fonctionne pour beaucoup d'autres métiers. Tout le monde peut-il être charpentier ou maçon ? Idem, non, bien que ça ne soit pas pour les mêmes raisons.
Re: Topic des études.
lundi 23 juin 2014 05:31:45
Citation
Xaïl
BREF. C'était pas spécifiquement contre toi Nemiastu, c'est un p'tit coup de gueule contre ceux qui foutent rien.
Je t'en veux pas.
J'aime pas être un branleur. Je me méprise quand je fous rien et en plus je me sens incroyablement con. En vérité j'adore incroyablement travailler, être fier de moi. J'adore tellement ça que j'ai demandé à faire un stage en informatique cet été alors que je ne suis pas en manque d'argent et que je n'en ai absolument pas l'obligation. C'est juste que travailler sur un truc que je déteste, et ce toute la journée, tous les jours, c'est hors de ma portée.

J'ai toujours détesté au plus haut point l'école. Le mot est vraiment faible en plus. J'ai eu l'impression de mourir tous les jours de cours de mon CP à mon bac. Compter les secondes pendant douze ans c'est un truc horrible et ça l'est encore plus quand tu n'as connu que ça dans ta vie : compter les secondes. Je serais incapable de le refaire. Les rares jours où je pétais pas un câble c'était quand je pouvais m'évader dans un jeu vidéo tranquille chez moi ou que j'avais des trucs intéressants genre une journée complète à faire de l'élec :D J'ai souvent dormi avec une serviette imbibée d'eau froide et la fenêtre ouverte dans l'espoir d'être malade et de pas pouvoir aller en cours. Le suicide était ré-envisagé chaque matin. Le truc qui m'a donné envie de rester en vie c'est l'espoir que plus tard ça irait mieux et que j'avais pas envie de mourir en ayant vécu que des moments de merde.

Si j'ai toujours eu juste la moyenne et pas plus c'est parce qu'avoir cette moyenne relevait déjà du supplice. Le simple fait de traiter le contrôle était un truc horrible. Seulement, je ne pouvais pas me permettre d'avoir moins, parce qu'avoir moins c'était redoubler, et redoubler c'était un an d'enfer supplémentaire. Je savais pertinemment que ma famille ne me lâcherait pas tant que j'aurais pas mon bac. En fait c'était même pas envisageable que je l'aie pas. C'était juste comme ça.

Tu remarqueras que ma moyenne a sérieusement baissé en seconde. Ça correspond au moment où je me suis mis à apprendre d'autres choses pendant mes nuits. Travailler toute la nuit me permettait d'être fatigué la journée, de dormir en cours et donc de faire passer la journée plus rapidement pour continuer d'apprendre encore plein de choses passionnantes !
Evidemment dormir m'a empêché de maintenir mon 10 de moyenne tout en fournissant le même travail que d'habitude. Fin du deuxième trimestre de seconde on m'a annoncé clairement que quelle que soit la situation j'allais redoubler. J'ai compris à ce moment là qu'il leur fallait un miracle, un truc pas commun. C'est pour ça et uniquement pour ça que je suis passé à 16 de moyenne le troisième trimestre. J'étais obligé si je voulais pas repasser un an de pur bagne.
Ça a absolument pas été une partie de plaisir de me taper de manière concentrée tous les trucs que je détestais à un point qui dépassait la raison. Si j'avais pu faire autrement je l'aurais fait (j'ai voulu quitter le lycée. Mes parents m'en ont empêché)

Tout ce qui a guidé ma survie au lycée c'était l'informatique. C'est en ce sens que je trouve que le site du zéro m'a véritablement sauvé la vie.

Le jour où j'ai visité Epitech je me suis dit qu'en fait j'allais pouvoir faire des études après mon bac. J'avais enfin trouvé un truc que j'adorais à 100%. A ce moment là j'ai eu envie de me donner à quatre millions de pourcents dans le boulot parce que j'ai commencé à voir le bout du tunnel. Le changement de S à STI était là pour me permettre de faire des trucs que j'aimais bien au moins un jour par semaine. Juste histoire de subsister jusqu'au bac.

Aujourd'hui même si c'est Epita et pas Epitech, le matin je sais pourquoi je me lève. Je suis quand même content d'aller en cours. J'ai le sentiment que ce que j'apprends va sans doute me servir. Du coup, je fais un effort sur les maths/physique parce que je suis plus à ça près. Je goûte à suffisamment de bons moments pour pouvoir me forcer 14h par semaine. A force d'en faire j'ai même fini par apprécier les maths ! Je vous assure maintenant j'aime ça.

En dernier point j'aimerais revenir sur un truc : Les facilités. Ça n'a jamais été inné. En tout cas pas chez moi. Je ne pense pas qu'il y aie la moindre notion de génétique. Juste que j'ai appris à compter, l'utilité d'un téléphone, d'un réseau de satellites, etc... avant de savoir lire/écrire. Les repères en maths c'est un jeu d'enfant quand t'as toujours joué aux échecs et à la bataille navale. Les fonctions c'est un jeu d'enfant quand tu passes ton temps à optimiser une production de pétrole sur un jeu en ligne. La programmation c'est un jeu d'enfant quand tous les problèmes de ta vie sont exposés de manière logique. Des trucs du genre "SI tu veux un dessert ALORS tu dois manger au moins une courgette"
Je n'ai fait que mettre des mots en majuscule, je vous jure que la phrase est authentique.

Bref, quand tu es baigné depuis toujours dans les sciences, que le weekend la distraction familiale c'est de transformer les problèmes du quotidien en problèmes d'algèbre/géométrie, les exos que tu fais en cours ça devient intrinsèquement simple, et par la même occasion intrinsèquement chiant. Ça passe tant que les problèmes que tu traites en cours sont faciles pour toi. Un jour, tu arrives sur des problèmes que tu n'as pas à traiter dans la vie, et là tu sais plus faire. C'est là que ma moyenne a chuté.

Donc non, il n'y a pas la moindre génétique là dedans. Certes, en cas de handicap mental sérieux je ne dis pas, mais le reste du temps je pense que tout est une question d'éducation. Je m'explique : pour une raison obscure, il a toujours été considéré dans ma famille que les hommes devaient faire de la recherche de haut niveau et les femmes non. Au mieux elles sont enseignantes chercheuses mais pas chercheuses pures. Les exigences n'ont donc jamais été les mêmes pour les femmes et les hommes. Mes deux oncles étaient majors de l'ENS. Mon grand père également. Ma grand mère a fait de la didactique (l'art d'enseigner) tout sa vie, ma mère est maître de conf (prof quoi). Côté petits enfants tous les garçons font ou sont partis pour faire des maths de très haut niveau (bon sauf moi...), les filles elles font respectivement du cinéma, de la finance, des études de prof de maths et une prépa maths.
Tout ceci n'a absolument rien d'un hasard ! Mon cas est spécifique à cause de mon père qui a eu sensiblement le même parcours scolaire que moi (mes cousins ne sont pas affectés par lui donc)

L'égalité des chances je n'y crois donc pas une seule seconde. Je pense qu'on aurait eu du mal à trouver un cas plus inadapté que moi à l'école, et pourtant j'ai quand même fini par avoir mon bac. Comme quoi c'était vraiment couru d'avance dans une famille comme ça...

Avec le recul je me rends compte que ça a énervé énormément de gens que je puisse passer de dernier à premier de la classe sur un simple coup de volonté, mais crois moi, j'ai souvent rêvé qu'on échange ma vie avec celle de quelqu'un d'autre au hasard sur cette planète. J'aurais pris le risque de faire l'échange jusqu'à la fin de ma terminale. Aujourd'hui je ne voudrais plus faire le deal parce qu'aujourd'hui je suis heureux et FRANCHEMENT, c'est pas volé.

Désolé pour le pavé Xaïl mais ça fait longtemps que j'ai envie d'expliquer ça à ces gens qui m'en veulent parce que j'ai des facilités. Je comprends que ce soit pas agréable de voir des gens comme moi mais je t'assure que j'aurais tout donné pour être à une autre place que la mienne à ce moment là.

Je plains au passage ces adultes qui doivent attendre la retraite pour être heureux. J'ai commencé à vraiment me rendre compte que ma vie était pourrie à partir du lycée. Trois ans de souffrance ça m'a paru honnête par rapport à une vie de bonheur. Au delà de dix ans j'aurais refusé de vivre plus longtemps. Le truc qui fait que je considère que j'ai énormément de chance, c'est que ma vie va dans le bon sens. Je pars d'un truc très très pourri pour aller de mieux en mieux au fil du temps.

Ce qui me terrifie le plus dans cet histoire c'est que je pense que je risque de répéter le schéma avec mes propres enfants. Ma future femme a intérêt à avoir du caractère pour pas me laisser trop les éduquer. A ce titre, j'ai presque envie de ne pas en avoir histoire de tuer une bonne fois pour toutes cet héritage morbide.

Tout ceci a quand même un avantage ^^ Beaucoup rêvent de retourner dans le passé. C'est vraiment mais alors vraiment pas du tout mon cas. Je voudrais même pas revenir un jour en arrière.

BON BREF c'était pas pour raconter ma vie à la base. Juste pour que tu saches Xaïl que quand tu fous rien, même si t'es bourrée de talent et de capacités, même si au fond de toi tu sais que tu peux absolument tout faire, t'es pas plus heureux pour autant. Très loin de là.

Modifié 3 fois. Dernière modification le 23/06/14 05:43 par Nemiatsu.
Re: Topic des études.
lundi 23 juin 2014 11:26:30
Tiens je suis pas le seul à avoir passé le lycée à bosser la nuit! Sauf que je m'en sortais mieux, en même temps certaines disciplines me plaisaient, ou alors je les détournais de façon sympa.

Avec mes parents le deal était simple : tant que tu continues à avoir de super notes tu fais ce que tu veux. J'ai maintenu mon petit 15/16, chopé ma mention TB au Bac et on me foutait la paix.

Dans le supérieur c'était plus la même. Il fallaot avancer, faire 3 L1 c'est pas trop pour moi... Du coup j'ai tenté la prépa. A l'époque les études d'ingé me tentaient encore, et puis pour moi c'était un bon challenge, je me disais que si ça m'intéressais j'étais largement capable de fournir la charge de travail nécessaire. Et ça a été le cas. J'ai beaucoup bossé, le fait d'être en internat a donné un rythme à ma vie (meilleur que les nuits sans sommeil et les journées sans repas), j'ai rencontré des gens super, des profs géniaux et je me suis passionné à nouveau pour les maths (du moins une partie de la discipline).

Bon, il se trouve qu'à force de découvrir les carrières d'ingé de plus près j'en voulais plus. Par contre ça commençait à devenir clair : je voulais enseigner. Mes profs, de maths et de chimie en particulier, m'ont encouragé dans cette voie. Cette dernière me voyait déjà à normale sup (comme elle quoi), mais je ne pense pas que j'aurais eu le degré d'abnégation nécessaire.

J'ai choisi de faire tout le contraire. Fini la prépa, fini le parcours bien spécial, on retourne avec tout le monde et on construit son avenir seul, sans assistance de l'extérieur : let's go pour la fac! Tant pis pour les écoles d'ingé, les rares qui me tentaient (ESPCI, Chimie Paris et Normale Sup pour info, pas les plus faciles à obtenir en plus! )
Re: Topic des études.
jeudi 26 juin 2014 21:18:02
Re: Topic des études.
vendredi 27 juin 2014 09:55:33
La morale consensuelle de Caro :D
Re: Topic des études.
jeudi 7 août 2014 17:39:58
Waouh, il y a des débats forts animés sur ce topic ! Je n'ai fait que survoler, mais bon, à vue de nez, c'est ce qu'on ressent !

Mon parcours scolaire :

J'ai eu mon brevet mention Très Bien et mon bac L mention Bien (avec 19 en philo \o/). Je suis une bosseuse, mais je n'ai pas pu travailler autant que je l'aurais voulu pour le lycée (impossibilité de tout faire, j'étais à plus d'une heure trente de mon bahut, donc le soir, les devoirs, c'était jusqu'à minuit pour me lever à 5h30, autant dire que je ne tenais pas en cour), d'où mon échec au bac (car oui, rater la mention Très Bien de quelques centièmes, c'est un échec).

Etudes supérieures/avenir professionnel :

Je pars en licence de Lettres/Sciences Humaines à l'université Paris Diderot (Paris VII). Par la suite, j'envisage de faire un master en je ne sais pas quoi, de passer l'agrégation, pour enchaîner avec un doctorat dans la même matière, dans le but de devenir professeur de fac.

Problèmes :

Je manque cruellement de confiance en moi, donc j'hésite à laisser tomber ce rêve pour m'orienter vers le métier d'institutrice afin d'avoir plus de chance de réussite. Et je ne sais pas en quoi me spécialiser, je suis à la fois passionnée de lettres et d'histoire, et je voudrais pouvoir combiner les deux, mais j'ai peur que me spécialiser là dedans soit un gros risque.

Voili voulou les copains !
Re: Topic des études.
jeudi 7 août 2014 17:46:10
Yay, encore une (future) enseignante ! :D
Bah j'ai le même problème que toi, c'est-à-dire que j'héiste entre le primaire (parce que j'adore les enfants mais il va falloir que je travaille ma patience pour ça...) et la fac (parce que ça paye mieux mais parler devant un amphi ça me fait trop peur).
Mais si tu vas en primaire tu ne pourras pas forcément approfondir tes matières préférées et puis tu vas te taper des maths ^^
Re: Topic des études.
jeudi 7 août 2014 17:54:08
Ma soeur est devenu instit' l'année dernière après avoir eu une scolarité plutôt chaotique et son bac avec un 7 dans la matière au plus gros coeff'... Donc si on veut, on peut !
Re: Topic des études.
jeudi 7 août 2014 19:07:40
Surtout que tu peux passer le concours d'instit si tu obtiens le master que tu souhaites faire, ils ne demandent "qu'un" bac +5 maintenant (en tout cas pour être prof, j'imagine qu'instit c'est pareil sinon moins).

Je pense que tu as les capacités pour réussir au moins le master, donc ... fonce :)

Toujours viser la lune, si tu échoues, tu tomberas parmi les étoiles.
Et tu mourras de soif en tombant sans fin dans les éternités cosmiques, si le désespoir ne te fait pas ouvrir ta combinaison avant.

Modifié 1 fois. Dernière modification le 07/08/14 19:21 par Sycareus.
Re: Topic des études.
jeudi 7 août 2014 19:16:36
Ouais Madmallou, tu ne peux pas savoir si tu n'as pas essayé :p

@Xail, y a quelques années en plus avant d'être prof en fac. ^^
Re: Topic des études.
jeudi 7 août 2014 19:33:28
Ooooooooooooooooh un topic où on peut étaler sa vie, tellement génial :3!

Alors alors... Il était une fois, moi:

J'ai jamais trop aimé l'école jusqu'au CE2 où j'ai déménagé pour passer d'une primaire de plus de 300 élèves à une toute petite école de 100 élèves maternelle inclus. Les cours étaient plus cools, ça m'a plus intéressée, je suis devenue une excellente élève, et au collège j'ai continué sur cette voie, avec 17 de moyenne en 6eme et 15 en 3eme!
J'ai terminé le collège avec le brevet mention Très Bien, j'étais plutôt fière!

Vint la seconde... Une catastrophe. Mes parents étaient en train de divorcer donc moral dans les chaussettes, plus mal dans ma peau, internat... Rentrée de seconde, je passe à un petit 12 de moyenne (Ca me paraissait affreusement bas, trois points perdus d'un coup...). Mars, mon père décède, ma moyenne chute donc inextorablement! J'ai des notes lamentables en physique et en math et des notes à peine tenable en matière littéraires. La mention Très Bien au brevet passe à un ridicule 8 de moyenne!

Puis je suis revenue dans un bahut proche de chez moi, du coup plus d'internat, je passe en première L, où je réussis, avec des coups de mou et des coups de gueule, parce que l'école ne me plait plus du tout. Ma mère me parle de l'opportunité de me faire changer d'école afin que je puisse être ingénieur du son, j'ai un regain d'espoir, je prépare mon dossier et bosse dessus comme une malade... Mais l'école était trop cher, retour à la réalité, je ne serais jamais ingé son, condamnée à finir mon bac!

Du coup, quitte à perdre mon temps en L, je resortirais avec un diplôme, donc j'espère l'avoir avec mention Bien, j'ai 14.7 de moyenne aux premières épreuves de bac et je pense qu'ensuite j'irais faire une fac de langue qui pourra me permettre de voyager!

Voilà voilà où j'en suuuiiiiis!
Re: Topic des études.
jeudi 7 août 2014 19:36:52
Bon alors à mon tour !

Je suis lycéen, je passe en Terminal S ISN (ouais enfin de l'info \o/)

au primaire = j'en branlais pas une !
au collège = j'étais en section espagnol (aka espagnol dès la 6ème mais j'ai fait exactement pareil !
au débute du lycée (la 2nd) : j'ai changé et suis passé en 2nd Euro anglais histoire géo (car ne pouvant pas aller dans mon lycée de secteur pour des questions d'accessibilité (je suis en fauteuil) j'ai dû changer de lycée et ba je me suis pris une claque (car je n'avais jamais bossé de ma vie comme beaucoup ici car pas besoin) mais j'ai réussi à passer en 1ère S

la 1ère S : ba là comment dire j'ai, par je ne sais quel miracle relevé la barre (alors que niveau motiv' pour bosser ba c'était encore pire que les années précédente), cette année je n'ai vraiment rien fait sauf en math et en langue : m'enfin là c'est pas du jeu, je fais de l'anglais depuis la maternelle et espagnol depuis 7 ans (niveau bac/étude sup dans certains cas) alors que je suis dans une classe avec un niveau standard) mais par contre je me suis planté en physique (je me suis fais chiiiier en physique cette année !!!! et ça risque de recommencer vu que je vais avoir le même prof ...) et en SVT en fin d'année (9 de moyenne au dernier trimestre)

Et là ba je passer en Term S option ISN pour enfin pouvoir faire un minimum d'info en cours ! \o/.

étant passionné par l'info (et donc la prog (Le TI basic mouahah merci à mon prof de math de 2nd de nous en avoir fait bouffer) j'ai testé d'apprendre par moi même (via le site du zero/openclassroom), mais je n'ai jamais réussi, ça me saoule, je n'accroche, donc j'espère trouver mon bonheur en ISN.

Pour la suite je pense faire une école genre Epitech ou Sup'info (plus Sup' m'enfin) ou j'hésite encore entre ça ou faire un DUT puis une écolé d'ingé ! Si avez des conseils la dessus d'ailleurs je suis preneur ! :D

Mais j'ai une priorité (qui peut paraître secondaire à certains !) c'est de voyager durant mes études ! :D mais ... étant en fauteuil, ça risque de ne pas être facile, mais je ne lâche rien :D ! J'habite pour l'instant à la Réunion depuis 10 ans avec mes parents (on habitais en métropole avant) et du coup j'hésite à rentrer/faire un 1 an ici/en métropole (où il y a tout le reste de ma famille et donc être en terrain connu) puis à partir (et donc faire par exemple Erasmus) ou bien partir directement ! (donc m'inscrire direct à Sup à l'étranger directement par exemple)

Si je pars j'envisage un pays anglophone et si je prends sup en exemple j'ai le choix entre San Francisco ou Londres ! Et encore une fois, le choix de la proximité de la famille se pose ici aussi ! ...

Enifn bref j'hésite un max donc si avez des conseils etc .. ils sont les bienvenus !

Modifié 1 fois. Dernière modification le 07/08/14 19:40 par geek974.
Re: Topic des études.
jeudi 7 août 2014 20:06:51
geek974 : j'ai un pote qui était un peu comme toi, bac S et passionné d'info, qui est parti en DUT d'info. Et bien il s'est pas mal fait chier en 1ère année. Apparemment il connaissait déjà pas mal de trucs d'info et de maths, et le seul truc qui lui a vraiment plus c'est les différents projets, les trucs concrets. Après il va voir en 2ème année, mais il s'est un peu ennuyé en 1ère.

Après évidemment chaque cas est différent !
Re: Topic des études.
jeudi 7 août 2014 20:44:29
je pensais faire Sup'info justement car visiblement c'est du concrets :D après il y a un truc qui me botterais bien aussi c'est de faire un truc en alternance (je sais qu'à sup' c'est possible mais je ne sais pas dans quelles conditions) car ça te mets un pied de le monde du travail, te mets dans les conditions de ton future métier et puis tu as un petit pécule et ça aussi c'est pas négligeable ! :D