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Du côté plume de l'histoire

Envoyé par Bekvothien 
Ce forum est en lecture seule. C'est une situation temporaire. Réessayez plus tard.
Re: Du côté plume de l'histoire
dimanche 21 juin 2015 14:34:58
Omnibus Hominus

D’Albion, et de ses vertes prairies ;
Des branches d’Yggdrasil descendants ;
Des palais de l’Olympe sortants ;
Des tombeaux antiques faisant fi.

De l’Extrême-Orient revenants ;
D’une longue sieste se réveillant ;
Noir et Blanc toujours unis ;
Sortants du livre de la vie.

Sur la croix se réveillant ;
Sur une haute montagne, la nuit.
Dans le désert, errants.
Voici réunies, religion, et mythologie.

Car, de Ragnarök, au Déluge,
Nul ne trouvera refuge.
Se battant pour, une place conserver ;
Ou pour revivre un passé, oublié.

Mais, ils perdent de vue,
Que, leur destin, ils scellent
En se comportant comme des mortels.
Le Temps des Hommes est venu.
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 22 juin 2015 12:58:22
C'est pas mal ! Je retirerais quelques virgules mais je suis étonné, c'est un niveau au dessus de ce que j'ai lu de toi par ailleurs.
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 23 juin 2015 07:06:28
C'est un de mes poèmes que les gens préfèrent. ^
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 23 juin 2015 07:42:28
Plus, mais c'est moche à dire, comme ce n'est pas une ""œuvre"" destinée aux forums, elle est un peu plus travaillée (attention ça s'applique pas à tout ce que je fais).
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 29 juin 2015 02:05:50
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 29 juin 2015 10:30:39
\o/ /o\ \o/ /o\


Citation
Bek
le monde n’est pas blanc, il n’est pas noir, il est immonde.

On dirait limite une citation d'auteur :o
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 29 juin 2015 10:55:55
Euh? Je connais pas tous les livres de la terre par cœur.
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 29 juin 2015 11:02:59
Avoue que t'as tout plagié petit salopard !
C'est d'ailleurs facilement vérifiable : l'intro de ton texte "Je ne souhaite qu’une seule chose" me renvoie 2 560 000 résultats dans Google, comme quoi t'es pas le premier à l'utiliser. Tu es démasqué !
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 29 juin 2015 11:22:58
Tu sais pas faire de c/p, j'en ai 10 400 000.
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 29 juin 2015 11:26:24
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 29 juin 2015 11:40:21
Merci Bek pour ce texte :)

Là je retrouve le Bek qui fait des grosses fautes ultra méchantes qui perturbent la lecture. Mais le fond est intéressant.

C'est peut être un peu trop long et répétitif pour exprimer au final quelques idées :
- On nous apprend à être passif (pour ne pas remettre le système en cause)
- On devient l'artisan même de ce système parce que le seul autre choix laissé c'est d'être exclu
- Toutes les étapes de la découverte à l'acceptation de cette fatalité sont pavées de souffrance pour quelqu'un dont l'éducation privée a permi qu'il conserve un minimum d'intégrité

Et ma réponse à tout ca : [www.youtube.com]

Il existe des tas de personnes qui vont exprimer d'une manière ou d'une autre ce discours motivant "do it". Le principe est ultra simple. Arrête de réfléchir et de languir, arrête d'essayer de convertir les gens, "fais". Monte une association avec une initiative et un but, sois le seul membre, commence à mener des actions qui vont dans le sens de ton objectif final.

En plusieurs étapes plus détaillées :
- Trouve une cause qui t'intéresse, qui te touche personnellement (écologie, humanitaire, autre)
- Demande toi si cette cause vaut la peine de mourir pour être défendue, si elle dépasse à ton avis la valeur que tu donnes à ta propre existence
- Si la réponse est non, trouve une autre cause
- Si la réponse est oui, choisis un cheval de bataille au sein de cette cause, un truc qui te semble accessible. Par exemple si le sujet qui te touche le plus est la pollution, tu affines, soit tu penses à la limitation du nombre d'emballage, soit aux déchets jetés dans la rue, soit aux rejets dans l'atmosphère, soit à la pollution des sols, etc... Tu en choisis un, disons les déchets dans la rue.
- Affine encore, tu ne peux pas à toi tout seul agir contre la pollution des rues. On y trouve quoi ? Des cannettes de bière, des papiers (tickets CB, caisse, flyers), des cloppes, etc... Admettons que tu choisisse tout ce qui est papier.
- Tu peux agir à la source, ou combattre le mal. Il faut des bonnes volontés partout. Combattre le mal c'est pallier les défauts des employés de mairie, et ramasser les papiers que tu trouves par terre. C'est facile, tu te baisses tu les ramasses, tu les mets dans des poubelles jaunes. Si tu connais le jour de sortie des poubelles jaunes dans ta ville c'est encore plus simple. Tu peux faire un tour de ton quartier à roller 1 fois par semaine, avec un pic ou autre pour ramasser les papiers sans te niquer le dos. 1-2h par semaine c'est rien, mais tu aides, tu participes, tu fais partie d'un tout dont chaque initiative améliore notre société.
- Tu communiques. Sans te vanter, en rebondissant sur les questions qu'on te pose, tu expliques pourquoi tu fais ca. Les gens te communiquent de la reconnaissance et tu fais peut être naitre des idées similaires chez d'autres personnes.
- Tu continues à développer de nouvelles initiatives jusqu'à ce que tu considères que le temps que cela te prend nuit trop à ta vie personnelle pour valoir le coup. Si tu te tue à la tâche, sache que tu ne seras pas forcément remplacé... Dans HoTS, les DPS qui font le plus de dégat dans la game ce ne sont pas forcément ceux qui ont skill les talents les plus OP pour les dégats, ce sont ceux qui survivent le plus pour faire des dégats le plus longtemps. Agis sur la durée, ne brule pas, vis suffisamment pour faire naitre assez de vocation. Plus que ton initiative et ton action directe sur ton environnement, ce qui compte vraiment c'est ta capacité à communiquer cette envie d'agir.
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 30 juin 2015 08:36:03
Ah et pour prendre un exemple plus proche peut être de tes aspirations Bek, si tu en as marre de la médiocrité des gens en termes de connaissances et d'éducation, tu peux comme linksthesun mettre en ligne des vidéos bien foutues qui expliquent pourquoi les tubes du top 50 ne devraient pas toujours être écoutés, ou pourquoi Rammstein vaut vraiment le détour. Si tu parviens à donner de la valeur ajoutée comme lui sans tomber dans le ridicule en tirant sur l'ambulance, ca peut très bien fonctionner et peut être éveiller une ou deux consciences, si ce n'est simplement rappeler quelques cours d'histoires et de littérature...
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 30 juin 2015 09:40:35
Merci pour toutes ces réponses Roger, je suis agréablement surpris (je dois avouer que le but n'était pas forcément qu'on réponde à ce texte comme tu le fais, même pas qu'on y réponde en fait ^^).
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 30 juin 2015 10:39:02
J'emmerde les buts, j'suis un rebel et je n'aime pas le foot. Wolololo.
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 30 juin 2015 10:42:41
Il est intéressant l'ami Roger quand il prend le temps d'arrêter d'être un sale bâtard de bobo !
Un peu HS sorry mais c'est un truc que t'as déjà fait les papiers en roller ? Si oui, sache que toutes les saloperies que tu m'as envoyé par MP sur les animaux et ma petite sœur sont oubliés !
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 30 juin 2015 10:44:24
Non mec. Moi j'ai trouvé mon projet et j'y avance à mon rythme.
Ca fait 1 an que ca murit. Quand je commencerai à agir et que les principales difficultés seront surmontées, j'en parlerai peut être :)
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 30 juin 2015 11:44:13
D'accord ! Si jamais t'as besoin de bras...
Pense à la greffe ordure !
Re: Du côté plume de l'histoire
jeudi 2 juillet 2015 14:11:13
Bon, à la base c'est issu d'un RPG donc y a un contexte autour mais je trouve que ça reste compréhensible sans ça donc voilà, je partage :)

Voir spoiler
Damien s'était petit à petit calmé après cette fameuse nuit où nous avions perdu tous nos repères. J'avais repris le dessus et je ne lui avais pas laissé les commandes depuis. Néanmoins il grondait sans cesse et il essayait constamment de me faire perdre la tête. Mais je tenais bon. Il ne fallait pas que je craque. Pas encore une fois. Savoir qu'une personne, une victime en plus, connaissait mon identité et était encore vivante, c'était déjà une chose suffisamment problématique, il n'avait pas besoin d'en rajouter.

Heureusement pour moi, un homme avait réuni une vingtaine de personne dans un grand manoir pour parler d'une étrange malédiction dont nous étions victimes. Je ricanai intérieurement en me disant que j'étais déjà maudit depuis bien longtemps. Mais le plus intéressant était les autres personnes. Il y avait tous les genres, toutes les origines et toutes les réactions, de l'effroi à la colère en passant par la froide indifférence. J'étais le seul à jubiler, intérieurement bien sûr.

Observer toutes ces potentielles victimes me prit du temps et m'occupa. Lorsque je cherchai une proie, j'étais à l’affût, concentré, et je parvenais à étouffer la voix de Damien. D'ailleurs, celui-ci suivait de près mes recherches, prêt à se réveiller dès que j'aurais fixé mon choix. Mais pour l'heure, personne ne me plaisait. Il y avait la fille qui avait survécu, mais elle ne m'avait pas vu. Il y en avait d'autres, beaux ou pas beaux, toujours moins affreux que moi. Mais ils ne m'intéressaient pas.

Soudain, une voix voix féminine, grave, chaude et un peu rauque, une voix qui forçait l'écoute, s'éleva de l'assistance. Je me figeai et même Damien se tut. La propriétaire de cette voix était une jeune femme d'une vingtaine d'année. De longs cheveux tressés, le côté du crâne rasé, un piercing au nez, une grosse boucle d'oreille, un tatouage à l'épaule, habillée comme personne ici. Elle ne souriait pas mais son visage ne reflétait pas l'angoisse présente chez les autres.

Il se dégageait de ses moindres mouvements une impression de sauvagerie contrôlée, comme si Elle pouvait à tout moment sortir les griffes et attaquer. Comme un lion, magnifiquement majestueux et effrayant à la fois, forçant le respect. Qu'on aurait peur et envie de caresser. Elle n'était pas animale, mais pas tout à fait humaine non plus. Elle était libre. Et belle. Merveilleusement belle.

Tellement semblable à moi... Mon complément. Elle la sauvagerie, moi la cruauté, tous deux pas comme les autres, tous deux uniques au milieu de cette foule où chacun se plaît à être le reflet de l'autre et où ils finissent tous par n'être plus qu'une ombre. Tous deux tellement forts, tellement vivants. Son regard ne croisa pas le mien mais si ça avait été le cas, il se serait sûrement produit quelque chose. Quelque chose d'intense, d'unique, qui Lui aurait fait comprendre ce dont j'avais pris conscience à l'instant.

Mais il n'y avait pas eu ce regard. La réunion s'était finie, Elle avait quitté la pièce pour se rendre dans sa chambre. Moi qui n'avais pas l'intention de rester ici, je revis mes plans et me choisis une chambre pas trop éloignée de la sienne. Il fallait que je La vois. Que je Lui parle. Mais je ne pouvais guère sortir, la fille ayant survécu se trouvait dehors et pouvait à tout instant tomber sur moi et donner l'alerte. Même si bien sûr il serait difficile de m'accuser, puisqu'elle était toujours vivante, cela attirerait néanmoins l'attention sur moi et ça, c'était hors de question.

Alors je faisais les cent pas dans ma chambre, attendant patiemment la nuit pour agir. La nuit était mon amie, elle cachait les défauts physique des gens pour que ressortent les âmes. La Lune était la seule à ne pas blêmir devant mon physique disgracieux ou mes psychismes particuliers. À propos de psychisme, je n'entendais plus Damien depuis que je L'avais trouvée. Comme si... Comme s'il pensait exactement la même chose que moi, comme si nous ne faisions plus qu'un. C'était extrêmement perturbant, je m'étais habitué à être deux et me voilà de nouveau seul.

L'obscurité prit peu à peu le pas sur la lumière mais cela ne m'effrayait pas, j'allais bientôt retrouver ma Lumière. J'attendis que tous les bruits de pas s'atténuent puis disparaissent, que les chuchotis cessent. Alors que j'allais ouvrir ma porte, une sorte de grattement se fit entendre, comme si un genre d'animal toquait à ma porte. Je me figeai, la main sur la poignée, et une voix se mit à parler, trop bas pour que je puisse entendre quoi que ce soit.

Quand les messes basses s'éteignirent, je me glissai hors de ma chambre. Le couloir était d'un noir d'encre qui ne me gênait absolument pas. J'avais une excellent mémoire visuelle et le trajet qui reliait ma chambre à la sienne était comme imprimé sur mes rétines. Je me déplaçai silencieusement jusqu'à sa porte et m'immobilisai juste devant. Une oreille collée contre, j'écoutai les bruits, ou plutôt l'absence de bruit dans la pièce. Convaincu qu'Elle était seule, j'abaissai la poignée et entrai dans un souffle.

Les volets n'étaient pas fermés et toute la chambre baignait dans une magnifique clarté blanchâtre. Le cadre irréel Lui conférait une beauté plus majestueuse encore que celle qu'Elle avait de jour. Sa crinière était éparpillée autour de sa tête comme une auréole sombre. L'incarnation humaine du lion. Sa poitrine se soulevait lentement et régulièrement et sa respiration était en harmonie parfaite avec mon cœur. Un signe de plus de notre complémentarité si besoin était.

Je m'avançai vers son lit, sans toutefois oser faire un geste de plus une fois à une cinquantaine de centimètres d'Elle. Je me contentai de L'observer. J'aurais pu La regarder pendant des heures, sans bouger, presque sans respirer. C'était la première fois de ma vie que je me trouvais dans l'incapacité d'agir devant une personne endormie. Mais ce n'était pas tout à fait une personne... C'était plus encore. Oui, c'est ça, Elle était plus humaine que quiconque. Plus qu'humaine même. Surnaturelle.

Et, bientôt, à moi...

Elle semblait avoir des rêves agités, peut-être même des cauchemars, car Elle se débattait dans son sommeil. Un léger gémissement s'échappa de ses lèvres et d'un mouvement brusque Elle se débarrassa de la couverture qui La recouvrait. Mon souffle se tarit et je déglutis péniblement, mes yeux suivant les délicieuses courbes de son corps qui s'était paré d'une teinte féerique sous la lumière lunaire.

Elle était totalement nue mais son corps ne ressemblait en rien à celui de mes victimes. Rien de vulgaire en Elle, tout n'était qu'harmonie entre ombre et lumière, creux et courbes. Sa posture, loin d'être provocatrice, était sensuelle : sur le côté, la jambe du dessus pliée, l'autre disparaissant dans les tourbillons formés par les draps, les deux mains sous sa joue, une tresse barrant son visage. On aurait dit un ange. C'était un ange. Mon ange.

Je m'agenouillai et me retrouvai face à Elle. Il Lui suffirait d'ouvrir les yeux pour me voir. Mais Elle dormait profondément. Je voyais sa poitrine se gonfler à chaque inspiration, je sentais son souffle sur mon visage à chacune de ses expirations. J'entendais presque le battement de son cœur. Ou bien était-ce le mien qui tambourinait contre mes côtes, désireux de sortir rejoindre la moitié de lui-même qui battait au même rythme dans le corps en face du mien ?

Mû par une soudaine impulsion irrésistible, je posai deux doigts aussi léger qu'un rêve sur son poignet et une décharge électrique me parcourut lorsque son pouls devint perceptible. Elle était vivante. Incroyablement plus vivante que je ne l'avais jamais été. Elle était plus vivante lorsqu'Elle dormait que moi lorsque je tuais. Elle vivait et moi je tuais. N'était-ce pas merveilleux ?

Mes yeux continuaient à caresser son visage. Le velours de ses joues à peine ombrées, ses paupières sous lesquelles s'agitaient ses yeux que je savais emplis de merveilles, ses longs cils qui effleuraient les cernes sous ses yeux qui pourtant ne diminuaient en rien son charme, ses sourcils froncés qui se rejoignaient presque au milieu de son front barré par une ride de contrariété que j'aurais souhaité effacer. Ses lèvres enfin, d'un rouge aussi sombre que le sang, pleines, charnues, sûrement d'une douceur inégalable.

L'embrasser me traversa l'esprit mais je me sentais incapable de faire un tel geste sans que je sache exactement pourquoi. Au lieu de quoi je me contentai de me pencher vers Elle et d'inspirer à pleins poumons sa délicate odeur mélangée à celle du savon avec lequel Elle s'était lavée. Je m'approchai encore, le visage dans son cou, et mon nez effleura sa peau...

Grâce à ce contact de mes doigts sur sa peau, Elle s'apaisa et la ride de son front disparut. Son visage retrouva la sérénité qui La rendait si belle. J'enroulai mes autres doigts autour de son poignet et glissai mon autre main dans la sienne. Toute l'intensité de mon regard se porta sur ses lèvres qui s'entrouvrirent pour laisser s'échapper un souffle que je captai. C'était même plus qu'un souffle, c'était un soupir qui ouvrait toutes les portes de mon âme.

Je me sentais très bizarre sans comprendre pourquoi. Ça ne m'était encore jamais arrivé, de perdre mes moyens ainsi. D'avoir envie de quelqu'un sans vouloir le tuer. De vouloir qu'Elle vive. Que son cœur batte, que son sang circule, que sa poitrine se soulève, que ses paupières frémissent... Elle me mettait la tête à l'envers. Elle avait réduit Damien au silence, enfermé au fin fond de moi-même, Elle avait calmé mes pulsions, soufflé ma rage, anéanti ma haine. J'avais l'impression d'être une coquille vide qui attendait d'être remplie.

Lorsque ses doigts serrèrent légèrement les miens et les ramenèrent contre sa joue, mon cœur rata un battement et ma respiration se bloqua. La tête me tourna, la pièce s'assombrit très brusquement, ne laissant qu'Elle dans la lumière. Dans sa propre lumière. Il fallait que je fasse quelque chose, je le sentais, même si je ne savais pas quoi. Pas encore... Je La regardai encore, m'imaginant caresser sa joue, essuyer la perle salée qui pourrait y couler, l'embrasser...

Je pris ma décision très rapidement. Je rabattis le drap sur Elle, le défaisant du lit au passage, L'enroulant presque dedans, puis je glissai l'une de mes mains sous sa nuque, l'autre dans le creux de ses genoux et je La soulevai. Alors que j'aurais dû avoir du mal, étant donné ma faible masse musculaire, Elle me sembla aussi légère qu'une plume. Les anges ne pèsent rien...

Je sortis de la chambre sans savoir précisément où mes pas allaient me conduire. Je me laissais porter, ayant la sensation de ne plus être moi mais d'être bien plus, bien mieux, sans savoir en quoi j'étais mieux. Sans savoir qui j'étais. D'un pas pressé, je parcourus les couloirs, retrouvant sans effort mon chemin, mon fragile et précieux trésor contre moi.

La sortie se dessina bien vite devant moi et, heureusement, elle n'était pas verrouillée. Je l'ouvris du coude, faisant bien attention à ne pas La gêner ni La secouer et je sortis dans l'air frais de la nuit. J'inspirai à pleins poumons. J'ignorai si l'air était différent ici par rapport à celui de chez moi, mais il me semblait plus riche en oxygène, plus parfumé aussi. Ou alors était-ce son odeur ? Je ne savais pas et peu m'importait. Elle était dans mes bras, c'était tout ce qui comptait.

Je déambulai dans le jardin sans but précis, jusqu'à trouver un petit bassin naturel à l'eau limpide dans laquelle se reflétait la lune. L'endroit semblait fait pour nous. Je m'assis juste devant, La gardant contre moi, L'installant confortablement et remontant le drap pour qu'Elle n'ait pas froid. Elle dormait toujours, ou du moins ses yeux étaient fermés. Je posai sa tête contre mon épaule, appuyai la mienne sur la sienne et fermai les yeux. J'étais insensible à la beauté autour de nous, elle était éclipsée par celle de ma Lumière.

Ainsi assis dans l'herbe, dehors par une nuit éclairée par la lune, Elle dans mes bras, j'étais, pour la première fois de ma vie, heureux. Formidablement heureux. Je ne connaissais même pas ce mot avant d'avoir croisé sa route...

Re: Du côté plume de l'histoire
jeudi 2 juillet 2015 14:39:33
Xaïl comme toujours je suis fasciné par le niveau de complexité des intrigues que tu proposes. On a toujours envie de découvrir plus, de mieux connaître les personnages le contexte etc...
Et d'avoir la suite !

Mais comme toujours également pour te prouver la franchise de mes remarques je me dois de te dire ce qui me déplait : des phrases très (trop ?) courtes, qui donnent une impression hachée qui peut aider à la description de scènes d'action mais qui rendent un sentiment décousu sur de la description.
"magnifiquement merveilleuse" c'est trop pour moi, les deux termes sont déjà tellement connotés positivement que ca déssert le texte selon moi.
Sur le premier paragraphe, le "néanmoins" pour ne pas faire une répétition du "mais" c'est pas mal, mais ca ne passe pas pour moi, je l'aurais construit autrement.
Sinon je compte sur toi pour que le contexte explique pourquoi elle ne se réveille pas, pourquoi sa porte est ouverte, etc...

Enfin dernière remarque, une voix féminine, grave => Sans déconner ?

Merci en tout cas :)
Re: Du côté plume de l'histoire
jeudi 2 juillet 2015 14:58:49
Merci Roger, j'attends toujours tes commentaires quand je poste ici ^^

Alors les phrases courtes c'est voulu, c'est parce que mon personnage a des troubles dissociatifs de la personnalité, il est complètement taré, c'est le bordel dans sa tête donc j'allais pas faire de belles phrases bien construites et tout.
Le merveilleuse c'est dans le sens littéraire du terme, genre "féerique" mais je pouvais pas dire ce mot parce que la fille c'est pas une fée, ça n'aurait pas collé à sa description.
Pour le néanmoins je vois pas le problème, enfin ça me perturbe pas mais ça doit être parce que je l'ai relu un demi milliard de fois.

Oui le contexte explique tout ça ^^ Sa porte est ouverte parce qu'ils sont dans un manoir privé, ils ont été invités et les chambres ne ferment pas forcément à clef (c'est pas genre un hôtel). Et si elle ne se réveille pas c'est parce que c'est un autre joueur qui faisait le personnage de la fille et il n'a pas voulu la faire se réveiller x) Donc j'ai fait comme j'ai pu.

Et le "voix féminine" c'est juste pour faire comprendre que c'est une fille qui parle ^^ Du coupc'est une voix grave pour une fille mais ne va pas t'imaginer un truc genre archi-viril ! xD

Ben de rien :)
Re: Du côté plume de l'histoire
jeudi 2 juillet 2015 15:24:27
Ouh, c'est super Xaïl !
J'ai pas trop de remarques à faire en fait, l'écriture est top, on plonge bien dans le personnage et c'est plutôt accrocheur, donc bah, c'est chouette o/
Re: Du côté plume de l'histoire
jeudi 2 juillet 2015 15:33:44
Re: Du côté plume de l'histoire
jeudi 2 juillet 2015 15:43:19
Je donne rarement mon avis ici (même si j'y lis tout), car je ne me sens pas toujours très compétent pour juger d'une écriture d'un autre membre du forum.
C'était très agréable à lire en tout cas Xaïl, et personnellement ca ne me gêne pas du tout le fait qu'on n'ait pas le contexte qui va autour. Je vois cette histoire comme un "instantané". On n'en possède pas tous les détails, mais cela nous pousse à les extrapoler. J'suis assez friand de ce type de littérature, ca permet pas mal d'interprétations différentes en général en plus :)

Juste un petit reproche ou plutôt une interrogation, sur une phrase qui m'a un peu fait tiquer :
"La Lune était la seule à ne pas blêmir devant mon physique disgracieux ou mes psychismes particuliers"
Vu que la Lune est justement souvent blême, la tournure me parait curieuse.
Re: Du côté plume de l'histoire
jeudi 2 juillet 2015 15:58:51
Je découvre ce topic et le trouve particulièrement intéressant, c'est une bonne idée :D

Du coup, j'aimerais écrire ici des choses que j'ai écrites pour moi dans un cahier, à un moment où je n'étais pas forcément très bien (non je ne demande pas une psychothérapie :') ). J'avais besoin de tout mettre à plat, de me "retrouver".

En fait, en lisant cela, il faut se dire que ce n'est pas moi qui ai écrit ça, mais plutôt quelqu'un de commun. Sinon, ça devient très personnel, comme si je m'apitoyais sur mon sors, or ce n'est pas du tout ce que je cherche.

Je veux juste montrer/rappeler le chemin qu'on fait quand on est jeune, qui fait qu'on abouti à la personne que l'on est.

Re: Du côté plume de l'histoire
jeudi 2 juillet 2015 16:13:54