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Du côté plume de l'histoire

Envoyé par Bekvothien 
Ce forum est en lecture seule. C'est une situation temporaire. Réessayez plus tard.
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 2 mai 2016 09:24:05
Citation
Slather
fâchée (sauf si Bousti est genderfluid ou trans mais dans ce cas je veux une photographie. Et un article sur vice.fr).
Pas compris. Et flemme de chercher, en plus.
Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

[www.youtube.com]
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 2 mai 2016 13:44:33
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 10 mai 2016 11:28:43
Re: Du côté plume de l'histoire
jeudi 19 mai 2016 21:26:08
Jcrois que j'adhère pas trop, Roger. Surtout quand tu commences par "pour les enfants..." et que tu termines par "prestations sexuelles".
Re: Du côté plume de l'histoire
jeudi 19 mai 2016 21:32:49
Pour le coup j'ai lu, et je suis déçu du manque de rapport entre "pour les enfants" et "prestations sexuelles"
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 6 juin 2016 23:02:49
Bon, j'ai un petitdéfi a remplir avant le 10/06
le défi : Dans ce défi il suffit d'écrire une histoire et de finir par une "bad end".



Des retours? des remarques? Ne pas hésiter du tout à me donner des conseils pour le rallonger, il est trop court pour l'instant.

Le bleu du ciel
J'avais jamais remarqué à quel point le ciel était bleu. On prend rarement le temps de lever la tête, de chercher à voir entre les arbres et les maisons. On passe à coté d'un tas de petite chose dans la vie.
Ça fait mal.
Je regarde le bleu du ciel et je suis incapable de bouger. Un détail peut tout changer. Je vois deux oiseaux virevolter, ils se tournent autour. On dirait une parade nuptial. Elle se pose, il se pose a coté d'elle, il décolle et la suit dans la seconde. Ils ont l'air heureux. Je ne les entends pas, ils doivent être trop loin. D'ailleurs je n'entends rien d'autre que mes propres pensées, et le sang battant à mes oreilles. Mes écouteurs sont tombés, mais la tout de suite, je m'en fiche. Je veux profiter de l'instant.
Ça fait bizarre de rester là, immobile, incapable de rien, les yeux dans les yeux du ciel, bleus contre bleu, bleus avec bleu.
Les ombres des arbres ne cessent de grandir, de se rapprocher. Cet instant d'éternité va finir d'une seconde à l'autre. J’intériorise.
L'angoisse.
Alors j'en, profite un maximum/ Je m'imagine déjà la haut, flottant parmi les nuages, volant avec les oiseaux. Une âme perdue que le corps ne peut rejoindre.
Le corps. Parlons en de celui la.
Il tente de me rappeler à la réalité. Il est lourd, pesant. Je ne veux plus bouger, je veux profiter de cet instant, entendue là sur l'asphalte.
Reste là si tu veux, je suis déjà loin. Laisse moi rester la haut. On sait très bien tous les deux que tu me fais regretter toutes ces semaines sans sport. Tu me fais payer ma paresse tous les jours, mon imprudence toutes les heures, ma gourmandises toutes les minutes et mes travers toutes les secondes.
Mais là je n'ai pas été imprudente, alors avnt de continuer à me faire souffrir, laisse moi respirer. Je suis coincée avec toi et toi avec moi. Je sais ce que c'est je suis aussi coincée avec moi aussi. Et puis bon tu n'es pas parfait non plus ! Tes hanches sont trop larges, tes seins trop petits, tes mains ridées, certains de tes os sont cassés et d'autres pas à leut place… je sais, je sais, mais j'ai fini par m'habituer, par t'apprivoiser. Puis bon tu as les traits du visage assez fins, les yeux aussi bleus que le ciel. Ils sont magnifiques tes yeux, j'ai passé du temps à les observer. Puis en plus, selon les jours, ils changent de couleur. Plutôt bleus, plutôt verts et même parfois gris. Ça fait quelques jours qu'ils ne sont que bleus. Mais d'un bleu profond. Ils sont magnifique, quoi. Je te l'ai déjà dit, on te l'a déjà dit. Il t'as fallu du temps, mais on a fini par le croire.

Tu communiques trop fort là. Je sais qu'un des seuls moyens que je técoute c'est la douleur, mais aujourd'hui tu t'es surpassé. Tu agis partout à la fois, à l'interieur comme à l'exterieur, sauf peut etre les jambes. Mais j'ai suffisemment a faire avec le reste.
Puisque tu veux parler, explique moi pourquoi j'ai jamais pris le temps de regarder le ciel, j'ai jamais pris le temps de respirer pour moi, pourquoi je suis allongée au milieu de la rue et qui sont ces gens autour de moi ? Hein ? Je t'écoute !

Pourquoi cette grosse dame crie ? Elle n'a pas mal, elle.
J'ai froid…
De plus en plus froid… Je comprends pas ce que tu veux me dire…
Non, en fait, je m'en fiche, je ne t'écoute plus.
Je suis dans le ciel… je vole… je suis la haut…
Les oiseaux
Le ciel
Souris une dernière fois


Nature de l'intervention : accident voie publique, bus contre piéton
Age de la victime : 20 ans
Heure du décès : 11h27


Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 7 juin 2016 00:28:50
Bonne idée, j'aime ce genre d'histoire (oui je suis psychopathe dans mes moments perdus), non je veux dire que j'aime les histoires où l'on comprend tout à la fin, où peu de choses laissent entrevoir la réalité, et où l'on se perd dans les pensées du narrateur plus que sur de simples descriptions d'un espace où les gens se trouvent.

J'approuve donc l'idée, mais après, plusieurs endroits m'ont bloqués niveau lecture (en plus des fautes ou des oublis de lettres) :

Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 7 juin 2016 09:45:42
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 7 juin 2016 11:57:48
Relis toi et épures un peu de tout ce qui est fautes d'inattention :)
Sinon comme Milka, je trouve qu'on sait trop vite ce qu'il se passe.
Et si on te demande une bad end (on ne dit pas plutôt "bad ending" ?) pourquoi tu écris en français ?
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 7 juin 2016 14:51:26
Quand je gardais des enfants à la fac, j'ai tombé sur un dessin animé où un gosse efféminé à cheveux longs, collants et marcel en résilles tombait dans un cirque et finissait sur le dos à se plaindre de son corps et des gens qui l'engueulaient et à envier les nuages, le ciel et les oiseaux.
Du coup jusqu'à la fin j'ai attendu du bleu du ciel la greluche qui allait le tabasser à coups d’éventail et ça n'arrive jamais. C'est triste.
Re: Du côté plume de l'histoire
samedi 9 juillet 2016 15:38:13
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 11 juillet 2016 09:34:59
Simplicité et poésie, bravo !
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 11 juillet 2016 10:34:12
Citation
Slip
Le soleil réchauffait une vieille feuille morte oubliée par l’hiver et que le vent avait chassée dans un coin de l’entrée du garage.
Là t'es dans la description et t'es à l'imparfait, c'est cool. J'ai du mal avec le "et que" alors qu'il n'y a pas d'autre proposition commençant par "que", mais c'est un ressenti plus qu'autre chose, demande à Lenore si ça marche, ça semble passer, ça me titille juste sans que je sache dire pourquoi.
Citation
Slip
Lourde encore de la nuit, une mouche émergea de la feuille et, titubante, s’arrêta au soleil.
Ok y'a de l'action, passé simple, c'est cool.
Citation
Slip
Sur ses ailes, la boue prenait des tons moirés, et elle était encore tout engourdie de froid ;
On repasse à la description, imparfait, ok. Je mets tout ça pour souligner ce qui me gène après :p
Citation
Slip
elle se caressa les ailes puis frotta ses pattes les unes contre les autres, ensuite, de ses pattes elle se frotta le museau tandis que le soleil, se faufilant sous les gros nuages bouffis, lui réchauffait l’intérieur.
Le rythme avec les virgules et le "ensuite", avec la répétition de "frotter" c'est dommage.
Réchauffer l'intérieur ça ne sonne pas ultra poétique (ou alors de la poésie à la Roger) mais ok.
Citation
Slip
Tout à coup, elle décolla, fit deux tours en rond, voleta sous les chênes, catapulta contre le grillage de la porte du restaurant, tomba sur le dos et l’espace d’une seconde resta par terre à bourdonner. Puis elle se redressa, s’envola et vint se mettre en position sur le cadre de la porte.
De nouveau, de l'action, passé simple, ça roule. "se catapulta" peut être (il manque le "se").
"se mettre en position" : quelle position ?

T'as utilisé les bons temps pour garder une cohérence récit / action, mais j'ai l'impression qu'on perd un peu le coté contemplatif de la personne qui regarde la mouche, et la poésie du moment, parce qu'il y a trop d'action sans que ce soit particulièrement intense. Si à la rigueur tu veux souligner la différence de rythme entre l'observateur et la mouche, entre le paysage et l'insecte, et entre le géant et la toute petite, tu peux tenter de mentionner cet être lent, mais là je suis un peu perdu à la lecture.
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 11 juillet 2016 11:02:04
Citation
Roger
Là t'es dans la description et t'es à l'imparfait, c'est cool. J'ai du mal avec le "et que" alors qu'il n'y a pas d'autre proposition commençant par "que", mais c'est un ressenti plus qu'autre chose, demande à Lenore si ça marche, ça semble passer, ça me titille juste sans que je sache dire pourquoi.

Effectivement, elle peut enlever le "et".
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 11 juillet 2016 21:18:57
D'acc je prends ça en note, merci les zamis :)
Merci à Lester qui m'a poussée à prendre une muse mouche !
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 12 juillet 2016 11:01:41
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 12 juillet 2016 12:24:36
Re: Du côté plume de l'histoire
dimanche 24 juillet 2016 02:39:36
Je n'arrive pas vraiment à dormir, donc voici quelques "textes" sans réel contenu, juste des idées de styles que je voulais essayer.

Il y a un style que j'aimerai bien développer, mais qui est assez compliqué à rédiger:
Écrire une phrase et avoir comme constrainte de ne pas pouvoir utiliser une voyelle/consonne plus de fois qu'elle n'apparait dans la phrase précedante.
Re: Du côté plume de l'histoire
samedi 3 septembre 2016 18:55:59
Des jeunes araignées jouaient les équilibristes sur les toiles de leurs mères. Des crustes, assez pour vaincre les arachnides, se faisaient dorer par les premiers rayons d’un soleil encore hésitant.
Tandis que les cris d’orfraies cendrés retentissaient dans le lointain, le vent s’étira en baillant doucement. Les troncs des arbres anorexiques courbèrent délicatement l’échine, et soudain le port émergea de la brume, pareil à une tasse de thé fumante sauf que c’était un port et pas une tasse.
Il était rose, large et groin, les grues s’agitant au sommet, attendant impatiemment les premiers navires. Leurs crochets aiguisés (des grues, les navires n’en n’ont pas) comme des larmes de rasoirs luisaient à la lumière violacée caractéristique des premières lueurs de l’aube.
Niklas se tenait à la proue de son voilier, stoïque. Un esprit sain dans un corset.

J'enracine un phèdre du Liban.
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 5 septembre 2016 10:03:03
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 5 septembre 2016 19:40:23
Canard sans os et sans haine.
Re: Du côté plume de l'histoire
lundi 16 janvier 2017 19:41:06
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 17 janvier 2017 11:01:20
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 17 janvier 2017 12:35:26
*mérites
Re: Du côté plume de l'histoire
mardi 17 janvier 2017 17:00:41
Sinon tu nous présente à tes colloques ?